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Pauline Marois a annoncé lundi soir qu’elle quitte ses fonctions de chef du Parti québécois (PQ).

Dans son discours de fin de soirée, alors que le PQ avait perdu plusieurs sièges, Mme Marois a indiqué qu’elle cèdera sa place, précisant qu’elle assurera également la transition.

L’ex-première ministre n’a pas seulement perdu son poste à la tête du gouvernement, elle a aussi perdu son siège de député de Charlevoix–Côte-de-Beaupré. C’est la libérale Caroline Simard, après une chaude lutte, qui a été élue dans la circonscription.

«Vous comprendrez que ce n’est pas sans une certaine émotion que je m’adresse à vous, a débuté Mme Marois lors de son discours. La défaite de ce soir m’attriste. Nous avions tellement à offrir»

Au moment d’écrire ces lignes, le PQ ne récoltait qu’un peu plus de 25% des voix avec 28 élus, soit 26 moins qu’à l’élection de 2012 où 54 péquistes avaient rejoint les sièges de l’Assemblée nationale.

Les appels à la réflexion et la remise en question au sein du parti se sont accumulés au cours de la soirée. Autant Bernard Drainville, Réjean Hébert que Véronique Hivon ont affirmé que tous les membres devaient se rassembler pour faire un compte-rendu des dernières semaines et revoir le fonctionnement.

«On doit avoir une réflexion sur comment faire des campagnes électorales maintenant», a insisté Mme Hivon.

Les militants rassemblés à l’Hôtel Le Westin Montréal ont navigué entre la joie et la déception tout au long de cette soirée électorale.

«Ce genre de situation augmente mon incompréhension. Comment se fait-il que des candidats aussi compétents que Réjean Hébert et Bertrand aient été défaits?», a indiqué un militant à Métro.

Il est également revenu sur le sujet du référendum qui a été repris de nombreuses fois par Philippe Couillard au courant de la campagne.

«Combien de fois faut-il répéter une chose pour complètement éclipser le point de vu adverse?», a questionné le partisan, précisant que Mme Marois indiquait qu’il n’y aurait pas de référendum lors du prochain mandat.

Les huées des militants sur place se sont fait entendre dans la salle de l’hôtel à l’annonce d’un prochain gouvernement libéral majoritaire et l’élection de son chef Philippe Couillard dans Roberval.

Malgré tout, les militants n’en démordaient pas et se sont accroché aux quelques élus du Parti québécois, dont plusieurs ministres sortants.

Vers 21h, l’élection du candidat vedette Pierre Karl Péladeau a réjoui les nombreux partisans présents au rassemblement de Montréal.

«Je m’engage à vous servir avec passion, énergie, intégrité et au meilleur de mes compétences, a affirmé M. Péladeau devant ses électeurs. Vous pouvez compter sur moi.»

À ce gain s’ajoute l’élection de plusieurs ministres sortants dont Bernard Drainville, Jean-François Lisée, Maka Kotto et Véronique Hivon.

La défaite des candidats-vedettes Djemila Benhabib, Léo Bureau-Blouin, Alexis Deschênes, Yves-François Blanchet, Daniel Breton, Martine Desjardins et Diane de Courcy a notamment créé une ambiance mitigée au rassemblement où près de 500 militants se sont rassemblés.

Résumé de la campagne
La campagne du PQ a débuté en grande pompe avec l’annonce de la candidature de l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau dans St-Jérôme, quelques jours seulement après le début du bal électoral. Son point levé, le candidat-vedette a fait part en conférence de presse de son désir d’un Québec indépendant.

Le sujet a été immédiatement repris par les autres partis, dont le Parti libéral du Québec (PLQ). Philippe Couillard a fait appel à «toutes les personnes qui ne veulent pas de référendum» en leur demandant de voter pour lui.

Après cette annonce, les sondages ont annoncé une chute du PQ dans les intentions de vote. Alors que le parti entamait sa campagne en étant majoritaire dans les sondages, la tendance s’est renversée et le parti s’est mis à perdre de plus en plus de points au cours du moins de mars au profit de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du PLQ.

Mme Marois est devenue la première femme à la tête du gouvernement québécois le 4 septembre 2012.

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