RÉGINA, Sask. – Le gouvernement de la Saskatchewan souhaite que le vérificateur général se penche sur les finances du conseil scolaire francophone, en raison de problèmes.

Le ministre de l’Éducation, Don Morgan, a déclaré jeudi qu’il était inquiet de la situation financière du Conseil scolaire fransaskois (CSF), qui a indiqué plus tôt ce mois-ci qu’il pourrait ne pas être en mesure de payer les professeurs à temps.

Le vérificateur général scruterait la gouvernance et la gestion financière du CSF.

Le conseil affirme qu’afin d’éponger un déficit de 4,4 millions $, il a déjà éliminé quelques postes administratifs, réduit les formations et mis sur la glace les projets de prématernelles pour les enfants de trois ans dans les écoles, qui exigeaient des investissements supplémentaires.

Le ministre Morgan a déclaré que son ministère va travailler avec le conseil scolaire pour s’assurer qu’il soit en mesure de gérer ses finances de manière appropriée, en fonction de son budget annuel.

Le président du CSF, André Denis, a promis de collaborer entièrement avec toute vérification, «même si les livres du Conseil ont été vérifiés par la province en 2012-2013».

«Le CSF a posé des gestes concrets pour stabiliser la situation financière et pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2014-2015. Comme avec le ministère, le Conseil attendra les recommandations du vérificateur à la suite de son évaluation de la situation financière», a soutenu M. Denis.

«Assurer la stabilité financière du conseil des écoles françaises est important pour notre gouvernement puisque cela a un impact sur les étudiants de la Saskatchewan», a par ailleurs commenté le ministre Morgan.

«Même si nous avons des inquiétudes quant à la position financière du conseil, j’apprécie le fait qu’on prenne la situation au sérieux et qu’on ait déjà pris des décisions importantes et apporté des changements pour améliorer la situation.»

Le gouvernement de la Saskatchewan a révélé que le conseil scolaire recevait 19 831 $ de financement par élève, ce qui est actuellement plus élevé que les 10 981 $ offerts aux conseils scolaires des écoles publiques et catholiques.

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