Julianne Showalter / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le gouvernement fédéral a tenté de démontrer, jeudi, l’étendue du travail abattu jusqu’ici pour remplacer les vieux avions de combat CF-18, mais affirme que les détails de l’évaluation seraient gardés secrets pendant que le cabinet déterminera s’il poursuit le controversé programme des F-35.

Des membres d’un comité indépendant qui s’est penché sur les solutions de rechange pour le remplacement des Hornet vieux de 30 ans ont fait une apparition publique pour souligner la profondeur et l’impartialité de leur évaluation, amorcée il y a 14 mois. Le rapport, qui révise l’analyse du marché réalisée par l’armée de l’air, a été remis au gouvernement. Il présente en détail les capacités des quatre autres avions de rechange examinés.

Séparément, un comité de sous-ministres qui supervise le programme de remplacement a remis sa recommandation au cabinet du premier ministre Stephen Harper.

Le gouvernement pourrait décider de poursuivre le programme des F-35, qui est présentement suspendu, ou choisir une compétition ouverte impliquant le chasseur furtif et d’autres appareils, notamment le Super Hornet de Boeing, le Typhoon d’Eurofighter, le Rafale de Dassault, et peut-être le Gripen de Saab.

Réécrire l’énoncé des besoins de la force aérienne, que certains ont jugé truqué en faveur du F-35, est une autre possibilité qui pourrait repousser la décision du gouvernement sur le programme de remplacement.

Aucun échéancier n’a été donné par les responsables, mais des sources au sein du gouvernement ont indiqué jeudi qu’une décision était attendue bientôt.

Le premier ministre Harper a déclaré à la Chambre des communes, jeudi, que le gouvernement avait trouvé le rapport «utile». Il a répété ses précédentes promesses de prendre une décision dans le meilleur intérêt à long terme de l’armée.

En avril 2012, le vérificateur général Michael Ferguson avait vertement critiqué le choix du gouvernement Harper d’acheter 65 chasseurs furtifs, accusant le ministère des Travaux publics et la Défense nationale d’avoir minimisé le coût du programme et de ne pas avoir fait leur travail.

Le comité ne fait pas de recommandations sur le meilleur choix parmi les quatre avions de combat qu’il a examinés, incluant le F-35, mais laisse la décision au comité de sous-ministres et, ultimement, au cabinet.

«Nous sommes dans une démocratie et non dans une technocratie», a affirmé Phil Legasse, un expert de la défense à l’Université d’Ottawa qui faisait partie du comité. «Les ministres sont responsables de prendre des décisions.»

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