VICTORIA – Google Earth pourrait bientôt étendre son champ de vision mondial à certains des territoires autochtones les plus reculés du pays.

Des employés du géant de la recherche en ligne enseigneront à environ 70 membres des Premières Nations de partout au pay comment cartographier leur territoire à l’aide du logiciel Google Earth, au cours d’un séminaire de quatre jours qui commençait lundi à l’université de Victoria, en Colombie-Britannique.

Le séminaire sera divisé en deux jours de cours magistraux, suivi de deux jours de formation sur le terrain, dans le but de permettre aux participants de tracer la carte de leurs territoires respectifs.

Le Firelight Group, qui organise l’événement, s’attend à ce que les cartes créées dans le cadre du projet soient privées, bien que les Premières Nations puissent mettre les données en ligne si elles désirent les rendre publiques.

Selon Steven DeRoy, un responsable de l’association, cette formation permettra aux groupes autochtones de cartographier plusieurs endroits sur leurs terres et de comparer leurs relations.

M. DeRoy note que les interactions entre la vie sauvage, la communauté et l’eau ne sont que quelques exemples de choses pouvant être représentées sur une carte électronique, qui est d’ailleurs plus facile à utiliser qu’un plan traditionnel, dit-il.

«Historiquement, les gens devaient regarder des plans sur papier, puis sortir une autre carte s’ils désiraient observer un autre aspect, et ainsi de suite», mentionne M. DeRoy. Mais la cartographie numérique permet aux gens d’observer plusieurs choses à la fois.

Certaines Premières Nations sont déjà à l’aise avec la cartographie virtuelle, mais plusieurs autres manquent de ressources et de formation pour ce faire, poursuit le responsable. Les applications spécialisées peuvent coûter des milliers de dollars, les plaçant hors de portée pour plusieurs; l’atelier cherche cependant à rendre la technologie plus accessible en apprenant aux gens à utiliser Google Earth, un logiciel gratuit.

Les Premières Nations utilisant déjà le logiciel ont d’ailleurs quelque chose d’autre à tirer de la conférence, puisque, souligne M. DeRoy, les gens discuteront des meilleurs pratiques en la matière. «Je crois que le dialogue est important. Les logiciels changent si rapidement que maîtriser les changements technologiques peut être un défi pour plusieurs communautés.»

L’événement reçoit l’appui de l’Union of British Columbia Indian Chiefs. Le grand chef Stewart Phillip, président du regroupement, devrait prononcer un discours lors de la conférence. «Je crois que cet événement a beaucoup à voir avec l’évolution de la technologie», a-t-il dit.

Cette utilisation de la cartographie numérique va au-delà du fait de tracer des frontières entre les territoires. M. Phillip croit que la technologie pourrait être utilisée pour évaluer les dégâts environnementaux qui se produisent sur les territoires autochtones et pour examiner les conséquences d’accidents comme le récent déversement de résidus miniers à Mount Polley, en Colombie-Britannique.

La même technologie pourrait aussi servir à régler des disputes territoriales.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!