JASON FRANSON Jim Prentice. JASON FRANSON / La Presse Canadienne

EDMONTON – L’ancien ministre fédéral conservateur Jim Prentice deviendra le 16e premier ministre de l’Alberta, lundi, et annoncera la composition du nouveau cabinet de son gouvernement progressiste-conservateur.

Il sera le troisième premier ministre en six mois dans la province. Le Parti progressiste-conservateur n’avait pas l’habitude de changer de chef aussi souvent, lui qui n’a eu que trois chefs pendant les 35 premières années de ses 43 ans consécutifs au pouvoir en Alberta.

Le nouveau chef dit vouloir se concentrer sur l’avenir. Il n’aura pas beaucoup de temps pour insuffler du changement dans son gouvernement, puisque des élections sont prévues au printemps 2016.

Jim Prentice a promis de tourner la page sur les scandales de l’ancienne première ministre Alison Redford. Il s’est engagé à rembourser la dette, qui s’élèvera à 21 millions $ en 2017, à ouvrir les marchés au pétrole et à d’autres produits, tout en protégeant l’environnement, en plus d’investir dans les infrastructures.

Il a souligné que tous ces objectifs seraient réalisés sans augmenter les taxes et sans jouer avec les redevances du pétrole.

Les progressistes-conservateurs ont connu une année particulièrement difficile avec les nombreuses controverses de leur ancienne chef. Mme Redford est notamment accusée d’avoir facturé ses dépenses somptuaires aux contribuables. À la suite de ces nouvelles embarrassantes, le parti a plongé dans les sondages.

Pendant la course à la direction, des candidats du parti ont révélé des scandales touchant des députés progressistes-conservateurs. Par exemple, le candidat à la direction Thomas Kukaszuk aurait payé une facture de cellulaire de plus de 20 000 $ pour aider un collègue en vacances en Europe.

L’opposition officielle, le Wildrose Party, en a remis cette semaine en demandant à Jim Prentice la démission du député David Xiao, accusé d’avoir utilisé de l’argent public pour récompenser des partisans.

M. Prentice affirme être retourné en politique pour assainir les moeurs publiques.

«Je vais traiter chaque enjeu spécifique lorsqu’il se présentera», a-t-il indiqué.

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