MONTRÉAL – Les habitants des quartiers pauvres sont plus susceptibles d’être blessés lors d’accidents de la circulation que les résidants des quartiers mieux nantis, affirme une nouvelle étude.

L’étude, réalisée par des chercheurs de la Direction de la santé publique de Montréal, ajoute que les enfants sont particulièrement vulnérables. Les jeunes piétons qui habitent les quartiers les plus défavorisés seraient 7,3 fois plus à risque d’être impliqués dans un tel accident de la circulation que les petits piétons des autres quartiers.

L’étude a classé les quartiers montréalais sur la base du revenu moyen des ménages, et comparé le nombre de blessés dans des accidents de la circulation entre 1999 et 2004.

Plusieurs facteurs expliqueraient cette situation. L’étude indique que les quartiers pauvres sont le théâtre d’une circulation automobile deux fois plus importante, que les rues y sont plus achalandées et que la densité de population y est plus élevée que dans les quartiers riches.

Les auteurs de l’étude précisent que les résidants des quartiers pauvres sont aussi plus susceptibles de se déplacer à pied, puisqu’ils ont moins accès à une automobile.

Tous âges confondus, poursuit l’étude, les piétons sont 6,6 fois plus susceptibles d’être blessés par une voiture s’ils sont pauvres.

Les cyclistes des quartiers moins bien nantis s’en tirent légèrement mieux que les piétons: ils sont 3,9 fois plus à risque d’être blessés par une voiture que les cyclistes des quartiers riches.

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