VANCOUVER – Alors que les victimes des guerres sont de plus en plus des civils, l’ancienne Haut commissaire pour les droits de l’homme affirme que les commandants militaires rechignent davantage à dénombrer ces morts.

S’adressant aux membres de la Chambre de commerce de Vancouver, Louise Arbour a déploré le fait qu’il n’existe toujours pas de bilan des victimes civiles relativement aux sorties aériennes de l’OTAN lors du conflit en Libye.

Des chasseurs canadiens ont pris part à la mission dirigée par l’OTAN — et sanctionnée par l’ONU —pour attaquer les chars et l’artillerie du défunt dictateur Mouammar Kadhafi.

Mme Arbour a précisé qu’elle ne voulait pas laisser entendre que les chiffres aient pu être trafiqués, mais a insisté pour dire qu’il fallait effectuer un comptage exhaustif, de sorte que personne ne puisse croire que les militaires aient effectué des opérations chirurgicales dénuées de victimes.

Mme Arbour, qui dirige désormais l’International Crisis Group — un organisme se vouant à la résolution de conflits à travers le monde —, a souligné que la décision politique d’éviter des morts de soldats s’était traduite par un plus grand nombre de civils tués avec le recours aux drones et à d’autres technologies de pointe.

Lors de la guerre contre le terrorisme, certains pays ont contesté leur devoir de protection envers les citoyens, repoussant les frontières des «dommages collatéraux» alors que le bilan des morts grimpait chez les civils, a-t-elle plaidé.

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