MONTRÉAL – En dépit d’une trêve de 48 heures convenue entre le gouvernement du Québec et les trois associations étudiantes, quelques centaines de personnes, dont plusieurs étaient masquées, se sont rassemblées au centre-ville de Montréal, mardi soir, dans ce qui semblait être une manifestation contre cette trêve.

Il n’a pas été possible de confirmer hors de tout doute qui avait organisé ce rassemblement. Toutefois, la CLASSE, par le biais de son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois, s’en est dissociée. Contacté par La Presse Canadienne tard mardi, M. Nadeau-Dubois a dit ne pas savoir qui avait organisé ce rassemblement, mais qu’il l’avait suivi sur Facebook. Il a affirmé que la manifestation n’avait pas été organisée par la CLASSE.

Selon diverses informations inscrites sur Twitter, la manifestation s’est mise en branle vers 21 h 30 et a été déclarée illégale par les policiers du SPVM, vers 22 h 15. D’autres sources faisaient état de deux personnes qui auraient été arrêtées et d’un policier blessé. Des roches ont été lancées et une vitrine de la banque HSBC, au centre-ville, aurait été fracassée.

Selon des informations obtenues par La Presse Canadienne, la manifestation aurait perdu son sens pacifique lorsqu’une brique aurait été lancée sur une auto-patrouille.

Le rassemblement a pris fin peu avant 23 h, selon ce que le SPVM a annoncé sur Twitter. Mis à part ces bribes d’informations, le Service de police de la Ville de Montréal n’a émis aucun bilan officiel, mardi soir.

La manifestation avait notamment été annoncée sur une page Facebook intitulée «manif de nuit», associée à l’Association générale étudiante du Cégep du Vieux Montréal (AGECVM). Ce regroupement de plus de 7500 étudiants et étudiantes du Cégep du Vieux-Montréal milite activement pour des services publics gratuits et de qualité.

Le point de rendez-vous, selon la page Facebook, était le parc Émilie-Gamelin à compter de 21 h.

Un court texte sur la page Facebook de l’AGECVM lançait le message suivant:

«La manifestation prévue a été déplacée alors que beaucoup de personnes avaient confirmé leur présence. Nous considérons que reporter un événement comme celui-ci à 24h est irrespectueux des militant-e-s de la base.»

«Jamais nous n’avons été consulté-e-s sur le respect ou non de la trêve ridicule proposée par une ministre désespérée. Les injonctions vont-elles aussi faire une trêve, les directions vont-elles suspendre les cours, la police va-t-elle arrêter ses enquêtes et sa répression pour judiciariser nos camarades?»

«NOUS SOMMES EN TRAIN DE GAGNER ! Pas le temps de nous arrêter.»

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