RIMOUSKI, Qc – Le sort du conducteur du train de marchandises qui a déraillé vers 7h30 jeudi matin, à une vingtaine de kilomètres au nord de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, est toujours inconnu.

Urgence-Environnement a été dépêché sur place en raison d’un déversement de carburant.

Le convoi était constitué de 240 wagons vides et de trois locomotives, dont deux étaient en tête.

La première locomotive, dont le réservoir peut contenir 15 000 litres de diesel, a plongé dans la rivière Moisie lors du déraillement et est entièrement submergée. L’autre locomotive l’est en partie, a précisé une porte-parole de l’entreprise minière IOC, propriétaire du train, Claudine Gagnon.

La Sûreté du Québec et IOC, qui appartient à Rio Tinto, ont dit ignorer l’état de santé du seul occupant du train, qui est un employé de l’entreprise minière IOC. Celle-ci a indiqué que la famille du conducteur du train a été informée.

Une équipe de la SQ était sur les lieux, qui sont très difficiles d’accès. Un expert en glissement de terrain et un autre en enrochement ont été dépêchés sur place par le ministère des Transports du Québec pour faire enquête sur la possibilité d’un glissement de terrain, a précisé Josée Langlois, porte-parole de la SQ.

Selon Mme Gagnon, les informations disponibles indiquent de façon préliminaire qu’un glissement de terrain serait à l’origine du déraillement.

Une équipe de plongeurs de la SQ devait aussi arriver sur place en fin d’après-midi jeudi. Mme Langlois a indiqué en soirée qu’il faudrait attendre au moins à vendredi pour commencer les recherches dans la rivière Moisie, des experts devant s’assurer que la plongée est sécuritaire.

Le porte-parole du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Frédéric Fournier, a dit ignorer la quantité de carburant s’étant retrouvé dans le cours d’eau. Il pouvait cependant confirmer la présence d’une fine couche argentée sur la surface de la rivière, s’étendant jusqu’à 20 kilomètres en aval du déversement.

M. Fournier a précisé que des équipes avaient été mobilisées pour mettre un terme au déversement, contenir le carburant et le récupérer. Sans pouvoir spécifier l’ampleur de l’impact environnemental du déraillement, M. Fournier a confirmé qu’il y aurait, à tout le moins, «un impact ponctuel».

Des estacades, sortes de barrages flottants, seront installées pour contenir le carburant, l’un autour du convoi et l’autre à environ 20 kilomètres en aval du déversement.

La rivière Moisie est non seulement difficile d’accès, mais elle a un fort débit et des rapides, ce qui va permettre une certaine dispersion du contaminant, a ajouté M. Fournier.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a aussi envoyé sur la Côte-Nord une équipe d’enquêteurs.

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