TORONTO – Une députée néo-démocrate a déposé, jeudi, à l’Assemblée législative de l’Ontario, un projet de loi demandant au gouvernement d’interdire aux mineurs l’accès aux salons de bronzage.

Le projet de loi sur la prévention du cancer de la peau demande aussi à la province de réglementer l’industrie et de lui imposer des règles strictes concernant leurs pratiques de marketing et de promotion auprès des jeunes, incluant l’affichage d’avertissements liés à la santé et la formation du personnel.

Il s’agit de la troisième tentative de la députée France Gélinas, porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de santé, pour faire adopter une loi qui empêcherait les moins de 18 ans de fréquenter les salons de bronzage.

L’Ontario n’est pas la seule province à envisager la possibilité de bannir les mineurs des salons de bronzage.

Au Québec, la Commission parlementaire de la santé et des services sociaux a recommandé dans un rapport déposé en mars que le gouvernement établisse un âge minimal pour l’utilisation des appareils de bronzage artificiel. Elle a également suggéré l’implantation d’une réglementation plus stricte et la création d’un registre pour ce type de commerce. La balle est maintenant dans le camp du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a déjà affirmé par le passé être ouvert à une intervention de l’État dans ce dossier.

La Nouvelle-Écosse interdit déjà aux moins de 19 ans les séances de bronzage artificiel depuis 2010, alors que la Colombie-Britannique lui emboîtera le pas d’ici la fin de l’année.

Ailleurs dans le monde, plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et l’Australie, ont aussi mis en place des restrictions semblables.

Selon la Dr Cheryl Rosen, chef du département de dermatologie du Toronto Western Hospital, il ne fait pas de doute que le bronzage artificiel est dangereux pour la santé. «Aller à un salon de bronzage augmente de beaucoup les risques de développer un mélanome ou d’autres types de cancers de la peau», a-t-elle soutenu.

La Dr Rosen a précisé que l’Organisation mondiale de la santé avait statué que les rayons UVA et UVB, qui sont tous les deux émis par les lampes de bronzage, étaient des agents cancérigènes de classe 1, la même catégorie que le tabac et l’amiante.

La ministre ontarienne de la Santé, Deb Matthews, a fait savoir jeudi que son gouvernement examinerait attentivement le dossier.

«Il est clair que les jeunes ne devraient pas utiliser les lits de bronzage et que les plus vieux devraient sans doute s’abstenir», a déclaré la ministre Matthews, en entrevue avec La Presse Canadienne. «La question est de savoir si l’on légifère ou si l’on passe par l’éducation afin que les parents et leurs enfants disposent des renseignements dont ils ont besoin.»

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!