FREDERICTON – Les autorités sanitaires du Nouveau-Brunswick ont fait savoir qu’ils détenaient des pistes dans leurs recherches pour déterminer la source de l’éclosion d’une épidémie de la bactérie E. coli, qui aurait touché des malades dans trois communautés.

Une porte-parole du ministère de la Santé a toutefois indiqué samedi «qu’aucune preuve n’avait encore été trouvée sur la source de l’épidémie».

Jennifer Graham a écrit dans un courriel que 27 cas de diarrhée sanglante, soupçonnés d’être à l’origine de l’épidémie, avaient été rapportés depuis mardi.

La première victime a commencé à présenter des symptômes le 23 avril, tandis qu’on dénombrait 23 cas vendredi soir à Miramichi, deux à Saint-Jean et deux autres à Bathurst.

Jusqu’à présent, 11 cas ont été testés et confirmés comme étant des E. coli O157, une souche sévère qui peut entraîner une maladie grave, et parfois mener à des disfonctionnements du rein.

Cette même souche avait été détectée dans de l’eau contaminée à Walkerton, en Ontario, où sept personnes avaient perdu la vie en 2000.

Les autorités ne peuvent confirmer que les cas de Saint-Jean sont liés à ceux de Miramichi, ou encore s’ils proviennent d’une autre souche, a précisé Mme Graham.

Elle a ajouté que 14 personnes avaient été hospitalisées, dont huit étaient toujours à l’hôpital.

On dénombre une moyenne de 12 cas d’E. coli par année au Nouveau-Brunswick.

Le ministère de la Santé conseille aux citoyens de se laver les mains régulièrement, de nettoyer fruits et légumes avant de les consommer et de cuire la viande de façon adéquate.

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