OTTAWA – Le Canada doit répondre à un appel international de l’ONU pour aider plus de 100 000 réfugiés syriens à se retrouver un pays d’accueil d’ici deux ans, a indiqué mardi le représentant à Ottawa de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Le plus récent appel du Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés représente une bonne occasion pour les pays leaders en matière de protection civile de démontrer leur force, a affirmé Furio De Angelis en entrevue avec La Presse Canadienne.

Le Canada est un pays très important pour l’UNHCR, a-t-il dit, non seulement pour l’aide qu’il offre aux programmes pour les réfugiés, mais aussi pour le leadership dont il fait preuve en regard des standards internationaux de protection.

Lors de rencontres à Genève, mardi, l’agence pour les réfugiés a fait un discours spécial afin que les pays aident à replacer plus de 100 000 réfugiés de la guerre civile d’ici 2016.

Vingt-cinq pays se sont engagés à accueillir des victimes, mais le Canada n’en faisait pas partie.

Kevin Menard, le porte-parole du ministre de l’Immigration, a signalé que les engagements seraient annoncés à une date ultérieure.

Le Canada accepte des réfugiés de la Syrie depuis le début de la guerre civile, en 2011, mais l’UNHCR n’a pas fait de requête directe pour la réinstallation avant 2013. L’agence avait alors demandé aux pays d’accueillir 30 000 réfugiés parmi les plus vulnérables de camps de réfugiés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et en Égypte.

Le Canada s’est engagé à accueillir 1300 personnes d’ici la fin de l’année 2014. Des gens parrainés par le secteur privé ont reçu 1100 places et le gouvernement a replacé les 200 autres. Le gouvernement a bel et bien replacé ces 200 réfugiés, et même plus, mais seulement 163 personnes parrainées par des groupes privés étaient arrivées au Canada à la mi-novembre.

Le gouvernement a publié mardi des chiffres à jour, et affirme maintenant que 703 réfugiés sont entrés au Canada depuis le 1er janvier 2014.

La situation des réfugiés syriens fait régulièrement partie de la période de questions depuis quelques semaines et constitue une source constante de frustration pour la communauté canado-syrienne, qui affirme que le processus de parrainage est tellement laborieux que des candidats potentiels s’en désintéressent.

Le représentant à Ottawa de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés n’a pas voulu commenter directement sur le sujet. Il a plutôt admis que l’exercice de réinstallation des réfugiés était complexe.

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