QUÉBEC – Le premier ministre Philippe Couillard doit exiger le report du processus d’audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) sur le projet d’oléoduc de la société TransCanada, estime le Parti québécois.

Le porte-parole péquiste en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault, croit que le processus ne peut aller de l’avant tant que l’entreprise n’a pas un tracé définitif pour son pipeline.

M. Gaudreault a fait cette déclaration après la publication, mercredi, d’un reportage indiquant que TransCanada a renoncé à son projet de port pétrolier à Cacouna, et envisagerait trois autres options.

Selon la Presse, l’entreprise examine la possibilité de déplacer la construction d’infrastructures portuaires à Bécancour, Lévis ou Baie-des-Sables, dans le Bas-Saint-Laurent, en raison de la présence de bélugas à Cacouna.

En décembre, les autorités fédérales ont fait passer le béluga d’espèce menacée à espèce en voie de disparition, ce qui avait mené M. Couillard à demander à l’entreprise d’examiner d’autres sites pour son port pétrolier.

Mercredi, dans un échange avec la presse parlementaire, M. Gaudreault a affirmé que le gouvernement, «et le premier ministre en particulier», doit faire entendre sa voix auprès de l’ONÉ, un organisme fédéral, tant qu’un tracé définitif n’aura pas été présenté par TransCanada.

«Dans le fond ce que ça nous dit, c’est que le tracé n’est pas définitif, a-t-il dit. La machine est partie du côté de l’Office national de l’énergie. Le BAPE n’est pas parti et ne partira pas parce que le tracé n’est pas définitif.»

«Alors on est en train de se faire passer le pipeline sur le corps, par le gouvernement fédéral, l’Office national de l’énergie. Alors la seule chose qui reste à faire, à ce gouvernement, c’est d’appeler l’Office national de l’énergie pour dire: Le Québec, exige le report des audiences de l’Office national de l’énergie. C’est la seule chose qui reste à faire.»

Actuellement, un appel a été lancé aux groupes et personnes qui veulent avoir le statut de participant aux audiences. La date limite pour présenter une demande est fixée au 3 mars.

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a affirmé que la décision définitive de l’entreprise à ce sujet ne sera pas disponible avant la fin mars.

«On verra à ce moment-là», a-t-il dit.

Le ministre de l’Environnement David Heurtel a affirmé que l’évaluation du projet sur les plans environnemental et économique sera impossible, par les autorités québécoises, tant que l’entreprise n’aura pas revu son projet d’ici la fin mars.

«TransCanada nous dit qu’il réévalue le projet alors on va regarder l’ensemble du projet une fois qu’il sera déposé et on va l’évaluer», a-t-il dit.

Responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, le ministre délégué aux Transports, Jean D’Amour, chargé de la stratégie maritime gouvernementale, a affirmé que le projet est un enjeu économique important pour sa région.

«C’est sûr qu’un projet économique en région de cette envergure ce n’est jamais mauvais, on parle de création d’emploi, de centaines d’emploi au moment de la construction, a-t-il dit. Mais en même temps on a toutes les considérations environnementales, qu’on doit prendre en compte.»

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