Nati Harnik Nati Harnik / The Associated Press

TORONTO – Un effort national concerté pour faire pousser de l’asclépiade, une plante traditionnellement mal-aimée, est nécessaire pour renverser un déclin marqué dans la population de papillons monarques, affirment des spécialistes de la conservation.

Ces spécialistes espèrent que le gouvernement fédéral va s’en mêler, afin de concrétiser un effort qui requiert la contribution des agences responsables des routes, des chemins de fer et des lignes électriques.

Les estimés font état que la population de monarques migratoires a fondu de 90 pour cent en Amérique du Nord au cours des deux dernières décennies, en partie à cause de l’éradication de l’asclépiade, la seule plante dont les larves de monarque se nourrissent et sur laquelle les papillons pondent leurs oeufs.

Bref, pas d’asclépiade, pas de monarque.

Et parce que la population de ces papillons est en déclin, planter de l’asclépiade devient la démarche la plus importante, juge Tyler Flockhart, un biologiste et chercheur à l’Université de Guelph, en Ontario.

La plupart de monarques — décrits par le gouvernement fédéral comme un «symbole de coopération internationale, de conservation et d’appréciation de la nature — migrent au long de routes variées entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Au Canada, on les trouve surtout dans le sud de l’Ontario, dans le sud-ouest du Québec et dans certains secteurs du sud du Manitoba et de la Colombie-Britannique.

Comme d’autres pollinisateurs, ils sont considérés comme une espèce indicatrice de la santé globale de l’environnement.

Par contre, l’asclépiade, une plante prolifique, a longtemps été vue comme une herbe envahissante et même toxique pour le bétail, ce qui en a fait une cible pour les herbicides.

Les agents de la conservation soutiennent que cette herbe peut être facilement contrôlée en secteur agricole même en facilitant sa pousse le long des chemins de fer pour aider les papillons monarques.

L’an dernier, le Mexique, le Canada et les États-Unis se sont entendus pour prendre des mesures pour sauver l’espèce. Le Mexique a agi pour sauver les forêts où le papillon se repose et les États-Unis ont promis 3,2 millions $ pour des programmes devant faire pousser de l’asclépiade dans les cours d’école, les jardins et le long des autoroutes entre le Mexique et l’État du Minnesota.

Le Canada, jusqu’à maintenant, est demeuré discret sur ce qu’il avait l’intention de faire.

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