TORONTO – Le département de la Santé de Floride a ordonné au directeur d’une clinique de médecine douce de cet État de cesser de pratiquer la médecine, à la suite d’une plainte d’une citoyenne concernant une «thérapie non conventionnelle» contre le cancer prescrite à deux fillettes autochtones canadiennes.

Brian Clement, directeur de l’institut Hippocrates, a reçu une lettre, plus tôt ce mois-ci, indiquant que le département de la Santé disposait de «cause probable» permettant de croire qu’il pratiquait la médecine sans permis. Or, les autorités soutiennent dans leur rapport d’enquête sur la plainte que «deux fillettes canadiennes souffrant de leucémie ont été soignées — ou le sont encore présentement — par M. Clement à l’aide de traitements non prouvés et possiblement dangereux.

L’institut Hippocrates n’a pas voulu commenter à La Presse Canadienne, mais une porte-parole a indiqué à la station de télévision floridienne WPEC CBS 12 que la clinique niait toutes les allégations et qu’elle les contesterait «dans les instances administratives» appropriées.

Jann Bellamy a déposé l’automne dernier une plainte auprès du département de la Santé de Floride contre M. Clement et sa clinique Hippocrates, lorsqu’elle a appris que deux jeunes Autochtones souffrant de leucémie étaient soignées à l’institut.

Makayla Sault, une fillette de 11 ans de la communauté des Mississauga de New Credit, près de Brantford, en Ontario, avait fait les manchettes lorsqu’elle a décidé de mettre un terme à ses traitements contre le cancer pour aller se faire soigner à la clinique Hippocrates. Sa famille a attribué son décès, le mois dernier, à la violence de la chimiothérapie subie au Canada, mais selon des oncologues, un cancer non traité peut provoquer un tel accident vasculaire cérébral.

Par ailleurs, un juge a estimé l’automne dernier que la Constitution accordait à une autre cancéreuse de 11 ans, de la même région de Brantford, le droit d’abandonner la chimiothérapie et d’opter pour une «thérapie traditionnelle». La fillette, qui ne peut être identifiée, a été emmenée par sa mère à la clinique Hippocrates pour suivre un traitement à base d’herbes médicinales et de changements aux habitudes de vie.

Sur le site internet de la clinique, on peut lire notamment que son traitement contre le cancer peut modifier «la fréquence des vibrations d’une personne et son champ bioénergétique (…) de telle sorte que le cancer ou la tumeur, qui ont leur propre fréquence, auront plus de difficultés à se développer».

Selon le rapport des autorités, M. Clement avait déjà été sommé par le passé de renoncer à utiliser le titre de «médecin naturopathe».

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