TORONTO – Les tatouages médicaux gagnent en popularité, certaines personnes décidant d’inscrire à l’encre sur leur poignet ou une autre partie de leur corps des renseignements sur leurs problèmes de santé plutôt que de porter les bracelets ou les médaillons de MedicAlert, selon un article publié lundi dans le journal de l’Association médicale canadienne (AMC).

Mais les détracteurs de cette nouvelle pratique croient toutefois que les ambulanciers et les médecins pourraient ne pas remarquer ces tatouages et prodiguer ainsi les mauvais soins. C’est notamment le cas de Robert Ridge, président et chef de la direction de la Fondation canadienne MedicAlert.

En entrevue lundi avec La Presse Canadienne, M. Ridge a soutenu que les intervenants d’urgence étaient formés pour chercher les alertes médicales au poignet ou au cou et que le système MedicAlert était même connu du grand public.

Selon lui, les personnes qui portent les bracelets, montres et médaillons créés par MedicAlert souffrent de différents problèmes allant du diabète à l’épilepsie, en passant par les allergies aux arachides et à la pénicilline.

On ignore combien de Canadiens ont opté pour le tatouage médical, mais il semble que cette pratique soit de plus en plus courante en Amérique du Nord. Les raison derrière ce choix varient: certains ne peuvent pas porter de bijoux au travail alors que d’autres craignent de les perdre ou de les briser. Quelques-uns sont aussi allergiques aux métaux comme le nickel qui peuvent être utilisés dans leur fabrication.

Le Dr Saleh Aldasouqi, professeur adjoint à la Michigan State University et directeur médical du Sparrow Diabetes Center, a écrit dans un article publié dans l’American Family Physician et cité dans le texte de l’AMC que, contrairement aux alertes médicales traditionnelles, les tatouages n’étaient soumis à aucune norme.

Il a indiqué qu’il fallait absolument standardiser les alertes tatouées ou, au moins, former le personnel médical à ce sujet.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!