TORONTO – Les fournisseurs d’accès Internet ne sont pas transparents concernant la protection qu’ils offrent à la vie privée des consommateurs, affirment deux chercheurs universitaires canadiens.

Les résultats proviennent d’un rapport dévoilé mercredi par Andrew Clement de l’Université de Toronto et Jonathan Obar de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario.

Le rapport indique que Teksavvy, un fournisseur d’Internet indépendant, est le meilleur du groupe, mais qu’aucune des 43 entreprises de télécommunications évaluées n’ont obtenu de bons résultats.

Le rapport, intitulé «Garder les utilisateurs d’Internet informés ou dans le noir», est leur seconde édition annuelle.

MM. Obar et Clement ainsi que plusieurs étudiants en droit de l’Université de Toronto ont classé les entreprises avec un système d’étoiles qui indique que Telus et Rogers sont au milieu du groupe alors que Bell, Shaw et Videotron se retrouvent en bas de la liste en matière de transparence.

M. Obar affirme que leur groupe de recherche a effectué des relevés. Il estime que 25 pour cent du trafic des utilisateurs canadiens se rendant à des site Internet canadiens transite en fait par un pays étranger.

Le rapport formule plusieurs recommandations pour les entreprises de télécommunications du pays, incluant informer leurs clients lorsque des tiers, tels que les forces policières, requièrent leurs données personnelles.

Il suggère aussi que les entreprises étrangères qui gèrent des données canadiennes devraient se conformer aux lois du pays sur la protection de la vie privée.

Les chercheurs ont ajouté que les Canadiens sont vulnérables à la surveillance faite par des agences telles que l’Agence nationale de sécurité des États-Unis lorsque leurs données sont envoyées hors du pays.

Ils ont démontré que les entreprises canadiennes de télécommunications n’informent pas leurs clients lorsque leurs données sont transmises à l’étranger lorsqu’ils naviguent sur l’Internet.

Ils estiment que cela laisse les Canadiens dans l’ignorance, et qu’ils ne savent pas qu’ils ne sont plus couverts par les protections canadiennes juridiques et constitutionnelles lorsque leurs données quittent le pays.

De plus, M. Obar est d’avis que les entreprises ne devraient pas acheminer le trafic à travers des pays étrangers sur un site web qui est hébergé au Canada.

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