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OTTAWA – Le ministère fédéral de la Santé a indiqué vendredi que des commentaires de la part du public l’ont poussé à apporter quelques ajustements à ses lignes directrices sur l’exposition aux radiofréquences.

L’organisation a révisé ce qu’elle désigne comme le Code de sécurité 6, après avoir pris connaissance d’écrits scientifiques sur les effets des ondes émises par les cellulaires, les appareils Wi-Fi ainsi que les tours de téléphonie et de radiodiffusion.

Un groupe d’experts de la Société royale du Canada a approuvé les lignes directrices proposées, mentionnant seulement que le ministère devrait poursuivre la recherche sur les liens possibles entre l’exposition aux radiofréquences et les cas de cancer.

Santé Canada avait aussi lancé un processus de consultation de deux mois, une période durant laquelle des membres du public pouvaient offrir leur opinion par rapport aux aspects scientifiques du Code de sécurité 6.

Selon un communiqué publié vendredi, la nouvelle mouture de ce document renferme «des niveaux de référence un peu plus restrictifs dans certaines plages de fréquences afin d’assurer des marges de sécurité encore plus vastes en vue de protéger tous les Canadiens, dont les nouveau-nés et les enfants».

En outre, le ministère fédéral de la Santé a souligné que les commentaires formulés par la population l’avaient incité à revoir ses lignes directrices en lien avec les champs magnétiques à basses fréquences qui étaient, de l’avis de certains, trop sévères. L’organisation a précisé les avoir revues à la baisse.

Quelques groupes de pression, comme les Canadiens pour une technologie sécuritaire, avaient soutenu que la nouvelle régulation proposée n’était pas suffisamment rigoureuse et qu’elle faisait abstraction d’une partie de la littérature scientifique récente.

Le ministère a réfuté ces allégations. Il a reconnu que «certaines études avaient rapporté des effets biologiques ou des impacts sur la santé liés à des champs magnétiques émettant des fréquences inférieures aux limites prévues dans le Code de sécurité 6». Cependant, il a ajouté que ces recherches ne sont pas représentatives de «la preuve scientifique prédominante».

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