VALLÉE-JONCTION, Qc – Les employés syndiqués à la CSN de l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction, dans Chaudière-Appalaches, ont rejeté jeudi à 91,2 pour cent l’offre finale et globale déposée la veille par l’employeur.

Réunis en assemblée générale spéciale, 841 membres ont pris connaissance de l’offre et tenu un vote «à scrutin secret», a indiqué le syndicat par communiqué, ajoutant que les travailleurs avaient décidé de rejeter cette offre malgré les «menaces à peine voilées» de l’employeur de réduire ou de mettre un terme aux activités de l’usine.

Tout de même, le président du syndicat, Martin Maurice, a affirmé que l’assemblée générale avait réitéré sa confiance envers le comité exécutif et le comité de négociation, et que le syndicat souhaitait retourner négocier dans les plus brefs délais.

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction représente 940 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui compte 30 000 membres dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

L’usine que la compagnie Olymel possède à Vallée-Jonction est frappée depuis mercredi après-midi par une grève de ses employés syndiqués à la CSN.

La direction reproche au Syndicat des travailleurs d’Olymel de l’usine d’abattage et de découpe de porcs d’avoir formulé pour ses membres des demandes salariales irréalistes. Les négociations entre les parties ont duré environ quatre mois et le conciliateur Jean Nolin, désigné par le ministère du Travail, a été mis à contribution.

La direction d’Olymel a déposé une offre dite globale et finale dans le but d’en arriver à une entente de renouvellement de la convention collective des employés.

Olymel signale que les deux parties se sont pourtant entendues sur pratiquement toutes les clauses normatives.

Le syndicat réplique que depuis 2007, après avoir subi une baisse draconienne des salaires et avantages sociaux de l’ordre de 40 pour cent, les travailleurs d’Olymel de Vallée-Jonction ont largement fourni leur part d’efforts en ne recevant que de minimes augmentations de salaire qui ne rattrapent pas le coût de la vie.

Dimanche dernier, les membres du syndicat ont adopté à 95,8 pour cent une proposition de moyens de pression pouvant aller jusqu’à l’exercice de la grève.

Olymel a déploré jeudi par communiqué le résultat du vote, soutenant qu’il s’agissait d’une offre «supérieure en termes de rémunération globale aux conditions prévalant dans toute l’industrie en Amérique du Nord».

La compagnie a dit avoir offert des augmentations de 1,7 pour cent pour chaque année du contrat de trois ans.

Selon Olymel, la poursuite de la grève générale illimitée aura des «conséquences néfastes». La compagnie a dit s’attendre à devoir renoncer à certains contrats d’approvisionnement en porc «qu’elle pourrait avoir des difficultés à retrouver par la suite».

La direction d’Olymel souhaite que le syndicat reconsidère ses demandes et est prête, sous l’égide du conciliateur du ministère du Travail au dossier, à «considérer des réaménagements à l’intérieur de l’offre finale et globale déposée mercredi».

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!