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OTTAWA – Les télécommunications sont devenues si essentielles à la vie des Canadiens que certains seraient même prêts à réduire leurs dépenses en nourriture ou en soins de santé pour rester connectés, indique un groupe de défense des consommateurs.

Dans un rapport publié lundi, le Centre pour la défense de l’intérêt public (CDIP) recommande à Ottawa qu’une clause pour des services universels de téléphonie cellulaire et d’Internet soit incluse dans la Loi sur les télécommunications.

Selon le rapport, les dépenses mensuelles moyennes pour les services de communications des Canadiens se situent entre 100 $ et 212 $.

Pour plusieurs citoyens à faible revenu, le maintien de ces services a entraîné des dettes importantes. Certains ont choisi de réduire des dépenses essentielles telles que de la nourriture pour payer leurs factures de téléphone, de câble et d’Internet.

Les dépenses en services de communication grugent en moyenne 7,67 pour cent du salaire moyen des familles à faible revenu.

Mais malgré ces coûts, des consommateurs, même ceux ayant un budget très serré, ont confié au CDIP être fermés à l’idée d’annuler leurs services.

«Les (participants à l’enquête) qui n’étaient pas disposés à réduire davantage ou à annuler leurs services de communication ont affirmé que la somme en question proviendrait d’autres dépenses, notamment les sorties occasionnelles au cinéma pour les enfants, les cadeaux de Noël ou des Fêtes, le tabac et d’autres dépenses personnelles engagées par les adultes», explique le rapport intitulé «Aucun consommateur laissé pour compte: une politique canadienne d’abordabilité des services de communications à l’ère numérique».

«Certains consommateurs étaient même disposés à réduire leurs dépenses de base, y compris les denrées alimentaires, les vêtements et les soins de santé, plutôt que d’annuler leurs services de communication», lit-on ensuite.

Le rapport recommande au gouvernement d’adopter des règles d’abordabilité, de sorte que les coûts moyens pour les communications se situent entre quatre et six pour cent du revenu familial. La notion d’abordabilité est toutefois subjective et dépend de la capacité d’un ménage à contrôler ses dépenses, précisent les auteurs du rapport.

Les participants à l’étude devaient classer par ordre d’importance chaque service. Le téléphone, cellulaire ou maison, a été unanimement classé comme le plus important.

«Même si ce résultat est en partie attribuable à la multitude d’activités effectuées par les consommateurs au moyen de leurs téléphones, c’était d’abord et avant tout parce que les téléphones gardent les consommateurs en contact avec le reste de la société — la famille et les amis, mais aussi les médecins, les travailleurs sociaux, les employeurs, les clients et les fournisseurs de service», dit le rapport.

L’Internet fait aussi partie des services dont les consommateurs auraient beaucoup de mal à se passer, étant donné qu’ils l’utilisent pour de nombreuses activités quotidiennes, entre autres pour les services bancaires et la recherche.

La télévision par câble était aussi considérée essentielle par quelques groupes à faible revenu, notamment les consommateurs moins mobiles.

Le CDIP recommande finalement que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes fournisse au public des rapports de recherche annuels sur l’abordabilité des principaux services de communications pour les Canadiens.

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