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MONTRÉAL – Le ministre du Travail et de l’Emploi, Sam Hamad, a tenu à rappeler, lundi, que la langue de travail dans les chantiers de construction du Québec doit être le français. Et ceux qui ne respectent pas la loi s’exposent à des pénalités, a-t-il souligné.

Le ministre a fait ce rappel après que la FTQ-Construction se fut plainte, vendredi dernier, du fait que des ouvriers et des entrepreneurs qui travaillent sur le chantier de construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), au centre-ville de Montréal, recevaient des documents et des plans en anglais seulement, et ce, depuis le premier jour du chantier.

Le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, avait aussi noté que certains représentants du consortium Construction santé Montréal (CSM), responsable du chantier du CHUM, ne connaissaient guère le français.

«C’est le gouvernement qui a signé un contrat avec CSM; c’est le gouvernement qui a la responsabilité d’imposer le français sur ce chantier», avait lancé le dirigeant syndical, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie.

«Les travailleurs devraient être embauchés pour leurs compétences de bâtisseurs, pas pour leurs compétences de traducteurs», avait ajouté le dirigeant de la plus grosse organisation syndicale de l’industrie de la construction.

Interrogé à ce sujet lundi, à Montréal, alors qu’il participait à une conférence de presse à la Commission de la construction du Québec portant sur l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction, le ministre du Travail a été catégorique. «La langue de travail, c’est le français, c’est clair», a-t-il répété à quelques reprises.

Lorsqu’on lui a rapporté les doléances précises de la FTQ-Construction, le ministre s’est fait plus incisif. «Les gens responsables de l’application de la loi vont faire leur travail pour s’assurer que la langue de travail, c’est le français au Québec», a-t-il dit.

Le ministre du Travail et de l’Emploi a ajouté qu’il appartenait aux autorités compétentes de sévir si la Charte de la langue française n’était pas respectée. «La langue de travail, c’est le français. Les autorités vont s’assurer de l’application de la loi. Ceux et celles qui n’appliquent pas la loi vont être pénalisés. La langue de travail pour tout le monde, c’est clair au Québec, c’est le français», a-t-il martelé.

L’Office de la langue française indique que «toutes les entreprises ont des obligations en matière de langue de travail, du commerce et des affaires. Elles ont l’obligation de respecter le droit fondamental des travailleurs et des travailleuses d’exercer leurs activités en français».

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