MONTRÉAL – Un déblocage inattendu est survenu entre Québec et les pharmaciens oeuvrant dans les établissements de santé.

L’Association des pharmaciens d’établissements de santé (APES) a indiqué lundi en être venue à une entente de principe avec le gouvernement pour renouveler le contrat de travail de ses membres jusqu’en 2020.

Tout pointait vers un sérieux affrontement alors que les pharmaciens avaient appris il y a deux semaines que Québec se proposait de sabrer leur rémunération en abolissant des primes, notamment pour l’éloignement des pharmaciens travaillant en région et pour une augmentation des heures travaillées afin de combler la pénurie de personnel.

La perte de ces primes se serait traduite par des reculs salariaux variant de 15 à 45 pour cent dans certains cas.

Aucun détail n’a cependant filtré quant à la teneur de l’entente de principe intervenue lundi entre les parties.

L’Association des pharmaciens a refusé d’accorder une entrevue, indiquant que le contenu de l’entente, dont elle recommandera l’adoption, serait rendu public une fois que les membres en auront pris connaissance et se seront prononcés, dimanche prochain.

Les primes visaient à attirer des pharmaciens dans les hôpitaux et, selon le président de l’Association, François Paradis, elles avaient commencé à porter des fruits puisque le manque à gagner était passé de 25 pour cent de postes à combler en 2012, à 20 pour cent en 2015.

Selon les derniers chiffres de l’Association, il y avait toujours 260 postes de pharmaciens hospitaliers à combler au 1er avril 2014.

Les établissements de santé peinent depuis plusieurs années à recruter des pharmaciens, surtout en raison d’un retard salarial significatif par rapport à la pratique privée. Cet écart, qui a déjà été de plus de 30 pour cent, se situe aujourd’hui autour de 20 pour cent et la demande de le réduire constitue une des revendications traditionnelles de l’Association.

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