Garry Clarke Garry Clarke / La Presse Canadienne

VANCOUVER – Les magnifiques journées de ski dans les Rocheuses ou les expéditions de pêche au saumon dans les rivières foisonnantes de Colombie-Britannique feront peut-être partie des archives au siècle prochain, si le processus de dégel des glaciers se poursuit à ce rythme dans les mers du nord-ouest.

Une simulation en 3D par ordinateur révèle mieux que jamais l’amplitude de la fonte des glaciers causée par les changements climatiques. L’étude, publiée lundi dans le journal Nature Geoscience, confirme — avec des images chocs — les projections précédentes sur la fonte des glaces.

Les chercheurs prévoient que d’ici 2100, la disparition des glaciers pourrait modifier la quantité d’eau qui alimentera les cours d’eau de l’intérieur de la Colombie-Britannique, qui servent de frayères aux saumons, et faire disparaître la neige sur les sommets des Rocheuses, ce qui signe la fin des stations de ski, indique le coauteur de l’étude, Garry Clarke, professeur émérite à l’université de Colombie-Britannique. Le même phénomène est aussi prévu dans la chaîne Columbia, au sud-est.

Par contre, les montagnes de la côte sud pourraient s’en tirer mieux que prévu jusqu’ici, épargnant même l’essentiel du spectaculaire mont Garibaldi, au nord de Squamish. Les calottes glaciaires situées au nord-ouest de la province, près de l’Alaska et du Yukon, devraient aussi survivre au réchauffement climatique.

Les chercheurs estiment que la fonte des glaces devrait atteindre son apogée entre 2020 et 2040. La grande inconnue dans ces projections: l’activité humaine — ou la quantité de gaz carbonique et à effet de serre rejetée dans l’atmosphère.

Si la fonte des glaciers se poursuit ou même s’accélère, il n’y aura aucun retour en arrière possible, soutient le professeur Clarke. Mais si les changements climatiques se stabilisent, certains glaciers pourraient s’en tirer mieux que prévu, selon le simulateur de l’étude.

«Il semble y avoir des récompenses liées à une bonne conduite (de l’humanité)», se réjouit le chercheur.

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