VANCOUVER – Le Nouveau Parti démocratique (NPD) présentera cette semaine une motion au Parlement, afin de demander au gouvernement conservateur de rouvrir la station de la Garde côtière de Kitsilano, à Vancouver.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, affirme que le déversement de combustible toxique dans la baie des Anglais, la semaine dernière, doit agir comme «une sonnette d’alarme» et que les coupes des conservateurs menacent la côte de la Colombie-Britannique.

La motion, qui sera déposée par le porte-parole du NPD en matière de pêches et océans, Fin Donnelly, demandera aussi la réouverture du centre des Services de communications et de trafic maritimes d’Ucluelet, récemment fermé.

La motion réclame aussi que soient annulés les plans de fermeture de centres semblables à Vancouver et Comox.

La base de la Garde côtière de Kitsilano a été fermée en 2013 dans la foulée de coupes budgétaires.

Le ministère des Pêches et Océans n’a pas répondu à une demande d’entrevue, mais a déjà affirmé que la base de Kitsilano était une base de recherche et de sauvetage et qu’elle n’aurait pas eu l’équipement nécessaire pour répondre au déversement.

Le 9 avril dans la baie des Anglais, le MV Marathassa a déversé 2700 litres de combustible de soute qui se sont rapidement répandus jusqu’aux plages du parc Stanley et du nord et de l’ouest de Vancouver. Il a fallu plus de 12 heures à la Garde côtière pour établir un barrage flottant autour du bateau.

Plus tôt samedi, la nation Squamish de la Colombie-Britannique a demandé de pouvoir jouer un rôle de première importance dans les mesures d’urgence pour les déversements.

La communauté autochtone située au nord de Vancouver se dit déterminée à protéger les poissons et les ressources marines de son territoire, qui comprend le port de Vancouver, la baie des Anglais et les plages du nord et de l’ouest de Vancouver.

Le chef Ian Campbell a affirmé que ce récent déversement prouvait que le gouvernement fédéral était encore loin de respecter l’engagement, pris l’an dernier, de mettre en place un système de sécurité «de calibre mondial» des navires-citernes dans les communautés autochtones.

L’incident démontre que toutes les embarcations présentes dans le port de Vancouver doivent être prises en compte dans le système de réaction aux déversements, et non seulement les pétroliers, juge M. Campbell.

La nation Squamish insiste pour être appelée en premier, sur le même niveau d’urgence que la Ville de Vancouver et le gouvernement provincial, après un accident.

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