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TORONTO – Une Montréalaise qui était au Népal lors du puissant séisme de samedi a témoigné du «chaos» qu’elle a vécu à l’aéroport, alors que tous les étrangers tentent de revenir dans leur pays le plus rapidement possible.

Émilie-Anne Leroux était dans un taxi vers l’aéroport pour revenir au Canada lorsque la terre a commencé à trembler. Elle a cru que la voiture éprouvait des problèmes mécaniques jusqu’à ce que le chauffeur s’arrête pour la laisser sortir. Il fallait s’agripper aux garde-fous qui bordaient les routes pour ne pas tomber, a-t-elle ajouté.

Mme Leroux, qui était au Népal pour son emploi à l’Organisation internationale pour les migrations, a su lorsqu’elle s’est présentée à l’aéroport qu’elle ne pourrait pas quitter le pays avant le 2 mai.

L’établissement est bondé, selon elle. Des immenses files de gens encombrent l’aéroport et certaines personnes ont même établi un campement à l’extérieur.

La jeune femme se considère toutefois chanceuse d’avoir un endroit où rester en attendant.

Le tremblement de terre survenu dans le pays d’Asie du Sud est le pire qu’il a connu depuis plus de 80 ans. Lundi matin au Népal, les autorités ont rapporté un nouveau bilan de 2789 morts, mais ce nombre pourrait augmenter étant donné que les recherches se poursuivent dans les régions plus éloignées.

Raphael Slawinski, de Calgary, se préparait à grimper le mont Everest avant que le tremblement de terre ne survienne. Il se reposait au camp de base de la montagne.

«Le sol a commencé à chanceler. Lorsque le tremblement était à son plus fort, c’était difficile de rester debout», a-t-il relaté, d’un téléphone satellite, ajoutant qu’il avait senti trois répliques sismiques de samedi à dimanche.

Pendant ce temps, la famille d’une femme originaire d’Ottawa qui faisait de la randonnée au parc national du Langtang tente désespérément d’avoir de ses nouvelles depuis le drame.

Le beau-frère de Faye Kennedy dit ne pas avoir eu signe de vie d’elle depuis que le séisme a frappé, alors que les dommages sont considérables dans la région du parc national.

«Ils ont dit que les abris, les salons de thé ont été démolis et c’est là que les randonneurs sont censés rester. Nous demandons au gouvernement du Canada de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour retrouver Faye et les autres, et pour leur assurer un retour sécuritaire», a affirmé Justin Piché.

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