QUÉBEC – La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, reconnaît que la sécurité des enfants fréquentant une garderie familiale est déficiente.

Mardi, elle s’est engagée à revoir l’ensemble des règles de sécurité et de surveillance des enfants que doivent respecter les responsables de services de garde subventionnés.

«On va se donner un rendez-vous important sur l’ensemble de nos règles qui régit la sécurité des enfants en services de garde», a promis la ministre en point de presse.

Durant le point de presse, il n’était pas clair si la ministre voulait revoir l’encadrement des garderies familiales uniquement ou de l’ensemble des garderies subventionnées, incluant les garderies privées et les Centres de la petite enfance (CPE).

Par la suite, son cabinet a précisé que son engagement visait uniquement les garderies familiales, dirigées par 15 000 responsables.

La ministre réagissait à un reportage de Radio-Canada faisant état la veille d’un cas d’agression sexuelle survenue dans un service de garde en milieu familial subventionné de l’ouest de Montréal.

En octobre, une fillette de quatre ans s’est retrouvée seule, sans surveillance, avec un adolescent qui l’a agressée sexuellement dans le sous-sol de la maison, alors que la responsable était occupée à l’étage supérieur à préparer un repas. L’adolescent était en visite à la garderie.

À la suite des confidences de l’enfant, les parents de la fillette ont aussitôt porté plainte à la police et au bureau coordonnateur (l’entité administrative qui supervise les services de garde subventionnés d’une région).

Le jeune homme a par la suite reconnu sa culpabilité à des accusations de grossière indécence.

La responsable de la garderie familiale en question n’a pas été blâmée et la garderie accueille toujours des enfants.

La ministre a demandé mardi au bureau coordonnateur de revoir sa décision, dans le sens de suspendre la responsable et de fermer temporairement cette garderie familiale, tant que le processus de révision des règles n’aura pas été complété.

Elle a affiché un sentiment d’urgence, estimant qu’il ne s’agissait pas là d’une question «qu’on doit mettre sur une table puis parler pendant deux ans. Faut l’adresser tout de suite», a-t-elle dit, en promettant que le processus de révision des règles ne se transformerait pas en «grand-messe».

La ministre Charbonneau a indiqué aux reporters qu’elle n’avait pas vu le reportage télévisé de Radio-Canada, mais qu’elle avait pu prendre connaissance de la version écrite diffusée sur Internet. «J’étais en voyagement», a-t-elle noté, «je l’ai vu en écriture».

L’opposition péquiste a réagi au reportage en réclamant du gouvernement qu’il resserre les balises et l’encadrement imposés aux services de garde en matière de surveillance des enfants et de sécurité.

«On trouve ironique qu’on augmente les tarifs au niveau des parents, mais que la qualité et la sécurité, elles, ne semblent pas suivre la même cadence», a commenté le député péquiste de Terrebonne, porte-parole sur les services de garde, Mathieu Traversy.

Le réseau des services de garde en milieu familial regroupe 91 000 places à travers le Québec.

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