Nathan Rochford/The Canadian Press Brandon Forbes, avocat de Amir Raisolsadat

CHARLOTTETOWN – Un homme accusé d’avoir eu en sa possession assez de graines de ricin pour produire une «quantité substantielle» d’une toxine mortelle a signé vendredi un engagement à garder la paix pendant 12 mois à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Amir Raisolsadat, de la ville de Stratford, a été arrêté en mars après que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) eut demandé qu’il s’engage à ne pas troubler l’ordre public en vertu du Code criminel.

L’engagement inclut plusieurs conditions, soit qu’il demeure sur l’île, qu’il se rapporte à un agent de probation, qu’il ne possède pas de graines, de plantes de ricin, d’armes dangereuses ou d’explosifs et qu’il se rapporte à la GRC chaque semaine.

L’information déposée en Cour provinciale indique que la GRC avait «des motifs raisonnables de craindre» que l’étudiant universitaire de 20 ans ne commette un acte terroriste.

Un mandat de perquisition déposé à la cour affirme que la police a agi après deux plaintes distinctes au sujet d’Amir Raisolsadat au cours de l’été 2013 concernant de présumées menaces à la sécurité des pays occidentaux.

Le document allègue que la GRC a trouvé un étui d’iPhone contenant entre 50 et 60 graines de ricin après que ses agents sont secrètement entrés dans sa résidence le 29 avril 2014.

Aucune de ces allégations n’a été prouvée en cour.

M. Raisolsadat a diffusé une déclaration dans laquelle il remercie sa famille, ses amis, ses voisins et ses professeurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard pour leur soutien.

Il a précisé que sa famille a terriblement souffert de la nature très publique et sensationnelle des procédures intentées contre lui. Il a ajouté qu’il ne ferait jamais de mal à personne.

Son avocat a déclaré qu’il avait des réserves sur la façon dont les procédures se sont déroulées, mais que son client avait décidé de respecter l’engagement à garder la paix plutôt que de contester les autorités fédérales.

Il a aussi rappelé que son client n’a pas été accusé de quoi que ce soit et que cette affaire résulte d’un malentendu. Il a ajouté qu’il n’est pas illégal de posséder des graines de ricin.

Dans un autre document déposé à la cour, la police affirme avoir saisi 51 graines de ricin, des plantes de ricin, des serveurs informatiques, plusieurs téléphones, huit cahiers contenant des dessins d’explosions, des diagrammes de bombes et des formules chimiques.

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