Des manifestants arrêtés lors des manifestations du G20.

TORONTO – Un sergent de police qui a étranglé un homme coopératif alors qu’il l’arrêtait illégalement pendant une manifestation, au sommet du G20 de Toronto, il y a cinq ans, et qui aurait par la suite menti sur l’incident a été rétrogradé au poste d’agent pour deux mois vendredi.

À la suite de son évaluation des faits, l’agent d’audience Lee Ferrier a estimé que le sergent Michael Ferry, qui cumule 26 ans de service, avait commis une «faute grave». Il a précisé que son témoignage sous serment «ne peut qu’avoir été délibérément malhonnête».

Cette malhonnêteté ne représente selon Lee Ferrier que l’une des nombreuses circonstances aggravantes de cet incident, qui s’est déroulé sous les yeux du public.

Les procureurs demandaient à ce que Michael Ferry soit rétrogradé au poste d’agent pour une période d’un an en raison de son «dossier disciplinaire important». Toutefois, Lee Ferrier a estimé que les conséquences financières d’une aussi longue rétrogradation auraient été trop sévères, car celle-ci aurait eu des impacts sur le calcul de sa pension. Le sergent Ferry a donc été rétrogradé pour deux mois.

En janvier, l’agent d’audience Lee Ferrier avait déclaré M. Ferry coupable d’inconduite en vertu de la Loi provinciale sur les services policiers parce qu’il avait arrêté illégalement l’étudiant au doctorat Ryan Mitchell et utilisé une force excessive à son égard. Selon la preuve, M. Mitchell était membre d’un groupe de journalistes amateurs et d’universitaires qui couvraient le sommet du G20 en 2010 et qui se sont rendus dans les zones où la police avait procédé à des dizaines d’arrestations.

Le sergent Douglas Rose, qui a également participé à l’intervention policière, a aussi été reconnu coupable. Il a été forcé de renoncer à cinq jours de salaire et a reçu une réprimande officielle.

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