TORONTO – Après de nombreuses demandes en ce sens, Santé Canada propose finalement de modifier certaines exigences en ce qui a trait à l’étiquetage nutritionnel, particulièrement au sujet du contenu en sucre.

L’annonce a été faite vendredi par la ministre de la Santé, Rona Ambrose.

Consommateurs, nutritionnistes et professionnels de la santé s’entendaient pour réclamer un étiquetage uniforme et surtout plus clair. Les modifications proposées sont d’ailleurs le résultat des commentaires envoyés par plus de 10 000 Canadiens.

Entre autres mesures, la ministre propose de modifier la façon dont le sucre sous toutes ses formes est indiqué dans la liste des ingrédients.

Le nouvel étiquetage mentionnera le pourcentage de l’apport quotidien en sucre par portion. L’étiquette comprendra également des informations permettant aux consommateurs de faire un choix éclairé. Ainsi, il sera spécifié qu’un apport en-deçà de cinq pour cent est un «petit» apport. À partir de 15 pour cent, l’apport sera considéré comme «grand».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de limiter la consommation de sucres ajoutés à moins de 10 pour cent du total des calories ingérées en une journée. Un apport de cinq pour cent, ce qui représente plus ou moins 25 grammes (6 cuillères à thé) par jour, améliorerait notre santé, clame l’OMS.

De plus, selon les nouvelles directives d’étiquetage, tous les sucres seraient regroupés ensemble dans la liste des ingrédients, et seraient classés en ordre croissant selon leur poids.

En ce moment, si on lit l’étiquette d’une barre de céréales, le nectar d’agave, la cassonade et le sirop de riz brun — trois sortes de sucre différents — sont dispersés dans la liste d’ingrédients.

«Mais avec les nouvelles normes, ces trois sucres seraient regroupés et pourraient se retrouver au premier ou au second rang des ingrédients», explique Kate Comeau, porte-parole des Diététistes du Canada.

En vertu de ces nouvelles règles, les portions seraient également standardisées et reflèteraient la quantité généralement consommée par une personne. Par exemple, on calculera une portion de pain en deux tranches — et non une seule — puisque la majorité des gens mangent du pain dans un sandwich. Étant donné que les tailles des portions seront uniformisées, il sera plus facile pour le consommateur de comparer les différents produits.

Le nouvel étiquetage permettra également de connaître l’apport en potassium, un minéral qui est jugé important pour maintenir une bonne pression sanguine et dont de nombreux Canadiens n’ont pas en quantité suffisante dans leur organisme. Les vitamines A et C seraient retirées des informations nutritionnelles puisque la plupart des Canadiens en ingèrent suffisamment avec les fruits et légumes.

De plus, une application mobile du guide alimentaire canadien sera offerte pour aider les consommateurs à planifier leurs repas.

Les modifications annoncées feront l’objet d’une consultation. Les intéressés doivent faire parvenir leurs commentaires d’ici le 26 août.

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