OTTAWA – Le gouvernement fédéral veut donner une tribune aux citoyens qui habitent en dessous de couloirs aériens et qui se plaignent du bruit des avions — habituellement en vain.

Ces riverains seront dorénavant invités à participer aux consultations et aux délibérations sur les modifications que les autorités voudront apporter au réseau de couloirs aériens près des grands aéroports canadiens.

Ce nouveau «protocole de consultation et de communications sur les changements d’espace aérien» est entré en vigueur mercredi.

Jusqu’ici, les autorités aéroportuaires étaient seulement tenues d’entendre les arguments des citoyens qui habitaient dans un rayon de 10 milles nautiques de l’aéroport — environ 18 kilomètres. Ceux qui habitaient plus loin n’étaient pas consultés.

Le gouvernement fédéral pouvait aussi exiger une modification à un couloir aérien pour des raisons de sécurité. Mais Nav Canada, responsable du trafic aérien, n’avait aucune obligation de consulter la population, a rappelé la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, en point de presse mercredi à Ottawa.

Mme Raitt s’attend maintenant à ce que les aéroports respectent l’esprit et la lettre de ces nouvelles règles du jeu lorsque viendra le temps de décider de changements aux couloirs aériens empruntés par les aéronefs autour des aéroports — et donc à basse altitude.

Et si les aéroports ne respectent pas les règles, la ministre invite les citoyens mécontents à l’appeler directement, pour qu’elle «ait une discussion avec les autorités aéroportuaires».

Une première rencontre dans le cadre de ce nouveau protocole était prévue mercredi soir à l’aéroport international Pearson de Toronto.

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