DARRYL DYCK DARRYL DYCK / La Presse Canadienne

OTTAWA – Le gouvernement conservateur risque de rater encore une fois son échéancier pour la mise en place d’un nouveau système de contrôle aux frontières, qui serait fort utile de nos jours pour intercepter les Canadiens «radicalisés» qui veulent joindre des groupes terroristes à l’étranger.

Et avec la suspension imminente, pour l’été, des travaux à la Chambre des communes, puis le déclenchement prévu d’élections générales à l’automne, on ignore à quel moment ces changements pourraient être adoptés — et même s’ils seront éventuellement mis en place.

En vertu de l’entente canado-américaine de 2011 visant à créer un «périmètre de sécurité nord-américain», le gouvernement fédéral promettait de commencer à colliger, à compter du 30 juin 2014, des informations sur les voyageurs qui quittent le Canada par avion. L’entente prévoit aussi l’utilisation de nouvelles technologies pour filtrer les entrées et sorties à la frontière, ainsi que le partage d’informations entre les forces de l’ordre.

Le gouvernement canadien a raté cette cible de juin 2014 et n’a pas voulu en fixer une nouvelle, se contentant de dire que cette information serait annoncée en temps et lieu. Mais dans une note interne obtenue grâce à la Loi sur l’accès à l’information, on apprend que les agences fédérales visent maintenant le mois d’octobre prochain pour la mise en place finale du projet.

Or, comme le calendrier parlementaire sera vraisemblablement bousculé par la tenue d’élections générales le 19 octobre, le gouvernement canadien risque encore une fois de rater ce rendez-vous, puisque les changements nécessitent des amendements aux lois et règlements.

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