SAINT-PETERSBOURG, Russie – L’un des membres les plus influents de l’élite d’affaires de la Russie affirme qu’il ne se retrouve pas sur la liste de sanctions du gouvernement Harper probablement parce que les Canadiens, contrairement à d’autres, ne sont pas «masochistes».

Vladimir Iakounine, le puissant directeur des chemins de fer russes RZD, a tenu ces propos, mercredi, à La Presse Canadienne, lors d’un événement en vue du Forum économique de Saint-Pétersbourg, qui démarre officiellement jeudi.

L’ancien diplomate des Nations unies, devenu homme d’affaires, a fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis, mais pas du Canada, en réplique à l’annexion de la Crimée par la Russie.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a déjà décrit le régime de sanctions du Canada contre la Russie comme l’un des plus durs dans le monde en ce qui a trait à la crise en Ukraine.

Vladimir Iakounine s’est fait demander si ses relations d’affaires, particulièrement avec le constructeur montréalais de trains Bombardier, l’avaient prémuni contre les sanctions du Canada.

L’homme d’affaires russe a laissé entendre que les Canadiens n’étaient peut-être pas aussi «masochistes» que les «Européens, par exemple», qui ont aussi sévi contre lui.

«C’est une manière de répondre à votre question à la blague. Je considère que je suis suffisamment connu au Canada comme un défenseur de l’idée de coopération», a-t-il ajouté lors d’un repas auquel prenaient part des directeurs d’agences de nouvelles de partout dans le monde.

Il a de nouveau dit croire que le régime international de sanctions, qui doit être reconduit auprès de l’Union européenne dans quelques jours, nuisait à l’Europe autant qu’à la Russie.

En plus de Vladimir Iakounine, au moins un autre homme d’affaires russe comptant des liens étroits avec le président Vladimir Poutine a été exclu de la liste noire du Canada. Il s’agit de Igor Setchine, le chef de la direction de la société d’État énergétique russe Rosneft, qui contrôle environ 30 pour cent d’un champ pétrolifère d’Exxon Mobil en Alberta.

Les deux hommes ne peuvent voyager aux États-Unis et leurs actifs y ont été gelés — des mesures qualifiées d’«illégales» par Vladimir Iakounine.

Les néo-démocrates fédéraux ont demandé à maintes reprises pourquoi MM. Iakounine et Setchine pouvaient continuer à faire des affaires sans conséquences, particulièrement dans un contexte d’accroissement des combats dans l’est de l’Ukraine alors que l’été approche.

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