KAMARYT MICHAL Vladimir Yakunin. KAMARYT MICHAL / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Le géant du transport Bombardier affirme n’avoir joué aucun rôle dans l’exclusion du grand patron des chemins de fer russes de la liste de sanctions du Canada.

Vladimir Iakounine, un ancien diplomate des Nations unies devenu magnat de l’industrie ferroviaire, a laissé entendre mercredi que ses bonnes relations d’affaires, notamment avec le président de Bombardier, Pierre Beaudoin, pourraient l’avoir aidé à éviter les sanctions canadiennes.

Mais le vice-président principal aux ressources humaines et aux affaires publiques de Bombardier (TSX:BBD.B), John Paul Macdonald, a réagi jeudi en assurant que ce n’était pas le cas.

Le haut-dirigeant de Bombardier a soutenu que même si son entreprise était «constamment en discussions avec le gouvernement canadien» au sujet de ses relations d’affaires, elle ne jouait «aucun rôle quand vient le moment de déterminer qui se retrouve sur la liste ou qui ne s’y retrouve pas».

Dans ses commentaires émis mercredi lors d’un événement en vue du Forum économique de Saint-Pétersbourg, l’homme d’affaires russe avait laissé entendre que les Canadiens n’étaient peut-être pas aussi «masochistes» que les «Européens, par exemple», qui ont sévi contre lui.

M. Iakounine a été visé, l’an dernier, par des sanctions de la part des États-Unis, mais pas du Canada, en réplique à l’annexion de la Crimée par la Russie.

En plus de Vladimir Iakounine, au moins un autre homme d’affaires russe comptant des liens étroits avec le président Vladimir Poutine a été exclu de la liste noire du Canada. Il s’agit d’Igor Setchine, le chef de la direction de la société d’État énergétique russe Rosneft, qui contrôle environ 30 pour cent d’un champ pétrolifère d’Exxon Mobil en Alberta.

Selon M. Macdonald, Bombardier a de très bonnes relations d’affaires avec Russian Railways, un partenaire de coentreprise de longue date. Mais il n’a pas voulu commenter sur les déclarations de M. Iakounine, qui a décrit M. Beaudoin comme «de la famille».

M. Macdonald a expliqué que les relations d’affaires évoluaient lorsque les entreprises étaient ajoutées à des listes de sanctions. Il a notamment évoqué la suspension des efforts visant à établir une usine d’assemblage pour les avions Q400 en Russie après que Rostec se soit retrouvé sur une liste de sanctions.

«Nous allons continuer à faire des affaires lorsqu’il est approprié pour nous de le faire. S’il y a des règles et des sanctions, nous allons évidemment nous y conformer», a-t-il affirmé.

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