Josie Desmarais

Le ministre des Transports, Robert Poëti, réfléchit à la possibilité de rehausser le prix des cours de conduite.

Sa décision n’est toutefois pas encore prise, d’après son attachée de presse, Anne-Catherine Couturier. «On est à analyser l’ensemble des aspects entourant les écoles de conduite dans le cadre de la modernisation du Code de la sécurité routière, a-t-elle écrit dans un échange de courriels. Le but est d’améliorer continuellement la qualité des écoles, des cours de conduite, et ce, à des prix compétitifs.»

Depuis 2010, le programme d’éducation à la sécurité routière est obligatoire pour les nouveaux conducteurs. Son prix a été fixé à 825$ par le gouvernement du Québec. Il comprend douze cours théoriques d’une durée de deux heures chacun et 15 cours pratiques de près d’une heure. Depuis, le coût du cours de conduite n’a pas été augmenté.

L’Association des écoles de conduite du Québec (AECQ) a été avisée que des changements seront annoncés sous peu, mais elle ignore la teneur de ceux-ci. Elle réclame depuis quelques années qu’un prix plancher soit établi.

«C’est de plus en plus précaire pour un grand nombre d’écoles parce que tout a augmenté, que ce soit l’essence, les assurances, les loyers ou les salaires de moniteur, a expliqué le directeur général de l’AECQ, Marc Thompson. Le regroupement qu’il dirige réclame un prix plancher d’environ 1000$.

En Colombie-Britannique, où un cours de conduite semblable à celui du Québec est offert, le prix oscille entre 1200 et 1400$, a rapporté M. Thompson.

L’AECQ veut aussi qu’un moratoire soit imposé sur l’ouverture de nouvelles écoles à certains endroits, comme à Montréal où le marché est saturé.

Annie Mehtap Yetim, propriétaire depuis 2007 de l’école de conduite Omega dans le quartier Saint-Michel, croit que la situation est intenable. «Il y a plein d’écoles qui ont ouvert depuis 2010 et elles demandent 500$ pour le cours, taxes et livres inclus. Avec ça, on ne peut pas payer nos dépenses.»

Ces écoles imposent des frais cachés ou elles vendent l’attestation permettant d’obtenir un permis d’apprenti plutôt que de donner les cours, a rapporté Mme Yétim. Pour demeurer compétitive, son école facture 675$ aux futurs conducteurs pour apprendre les notions de sécurité routière.

«Avec toutes les exigences qu’on nous impose (les 
inspections des véhicules, le renouvellement des formations des instructeurs, les caractéristiques de la classe), on survit en essayant de préserver la qualité, mais on ne roule pas sur l’or.»

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