TC Media/Adaée Beaulieu Le député de Chambly, Jean-François Roberge

Le député de Chambly, Jean-François Roberge, n’est pas en accord avec le docteur Gilles Julien qui a déclaré récemment que le gouvernement ne devrait pas financer tout un réseau de centres de la petite enfance (CPE).

«Je pense que c’est normal que le gouvernement investisse dans un programme de stimulation précoce et de dépistage. Cela fait partie de sa mission», affirme M. Roberge. «Le financement permet d’encadrer les CPE et d’établir des normes de qualité», ajoute-il.

Le député ne croit pas non plus, comme le soutient Dr Julien, que les familles ont été démobilisées puisque le gouvernement s’est engagé à s’occuper des enfants. «C’est une responsabilité partagée en l’État et les parents. Je ne suis pas d’accord avec le fait qu’il y a un désengagement de ces derniers», déclare-t-il.

Dans une lettre intitulée Le bien-être de nos enfants: une question d’équité, publiée lundi, le médecin est revenue sur sa position. «Je répète sans cesse l’adage « Ça prend tout un village pour élever un enfant ». Les solutions les plus adaptées se créent en proximité avec l’enfant, la famille, et les milieux de vie, en impliquant la communauté, le ″village″. Il ne faudrait pas s’en remettre uniquement à l’État. Celui-ci a toutefois la responsabilité de soutenir financièrement les communautés afin de permettre à tous les enfants de réussir.»

Les CPE, un éléphant blanc?
Gilles Julien a aussi qualifié les CPE d’éléphant blanc puisqu’ils ne remplissent pas leur mission première d’aider les enfants défavorisés. «Comme plusieurs d’entre nous, j’ai applaudi l’objectif fondamental des centres de la petite enfance de mieux soutenir le développement et la réussite scolaire des enfants issus d’un milieu de vie difficile. Or, la réalité de ces enfants ne change pas, puisque ces services d’accompagnement en stimulation précoce en rejoignent très peu», indique-t-il dans sa lettre.

Roberge ne croit pas que l’expression «éléphant blanc» soit appropriée, mais il est d’accord avec le fait que des changements doivent être effectués en ce qui concerne l’accessibilité aux CPE.

«Il faut que nous en ayons pour notre argent et il est vrai que la structure de coûts des CPE est trop élevée. Par contre, ce n’est pas un éléphant blanc, c’est-à-dire quelque chose qui ne sert à rien», soutient-il. «Je crois que nous pouvons garder des services de qualité en réformant l’administration. C’est un bon système, mais qui doit être amélioré. Il devrait servir plus d’enfants au même coût», ajoute-t-il.

Le député est conscient toutefois que peu de CPE ont été implanté dans les milieux défavorisés. «Pour qu’un centre de la petite enfance soit mis sur pied, il doit il y a avoir une mobilisation des parents. Toutefois, ce ne sont pas les personnes défavorisées qui vont prendre cette initiative. La façon d’installer les CPE est donc inefficace. Les deux problèmes principaux sont le manque de CPE et le mode d’attribution des places qui empêche de remplir la mission de base», affirme-t-il.

Roberge a aussi tenu à rappeler la position de la CAQ en ce qui concerne la modulation des frais de garderie établie par le Parti libéral. Il explique que cela nuit aussi à l’accessibilité aux CPE, principalement de la classe moyenne. Son partie prône donc plutôt une indexation.

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