El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane

MONTRÉAL – Les deux étudiants du Collège de Maisonneuve accusés de terrorisme reviendront devant la Cour le 15 septembre pour la conférence de gestion en vue de leur enquête préliminaire. Leur procès pourrait n’avoir lieu qu’en 2016.

El Mahdi Jamali, âgé de 18 ans, et Sabrine Djermane, 19 ans, étaient toutefois absents de la Cour lundi, leur présence n’étant pas requise pour cette portion des procédures.

Ils sont toujours détenus en attendant la suite des procédures et devront se présenter devant le tribunal en septembre.

L’audience de lundi visait à fixer la date de la conférence de gestion, au cours de laquelle les parties annonceront le nombre de témoins qu’ils comptent faire entendre. La procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Moore, a profité de l’occasion pour annoncer qu’elle avait terminé de divulguer la preuve à la défense.

El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane avaient plaidé non coupable, le 20 avril, aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive dans un but criminel, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Les deux jeunes, qui entretiennent une relation amoureuse, avaient été arrêtés le 14 avril par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) «par mesure préventive». Les autorités craignaient qu’ils ne commettent un crime de nature terroriste.

La Couronne avait finalement décidé, six jours plus tard, de porter quatre accusations criminelles contre les deux étudiants qui, s’ils sont jugés coupables, risquent la prison à vie.

Le 16 juin dernier, le juge Robert Sansfaçon avait refusé de les libérer sous caution.

La Couronne s’était objectée à leur libération en attendant leur procès, estimant qu’ils risquaient de s’enfuir et qu’ils représentaient un danger pour le public. Le couple restera donc sous les verrous jusqu’à la fin du processus judiciaire.

La preuve présentée a été frappée d’une ordonnance de non-publication.

La GRC avait déclenché une enquête à la suite d’un «signalement de la communauté».

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