Tara Schulz/Collaboration spéciale Sur cette photo partagée sur la page Facebook de la Anti-calèche défense coalition, un policier tente d’aider la jument Marilyn à se relever.

MONTRÉAL – Des photos d’un cheval tombé après avoir glissé sur une plaque de métal, au centre-ville de Montréal, ont ravivé le débat sur les calèches en milieu urbain..

Mardi, une automobiliste, Tara Schulz, a vu le cheval glisser en marchant sur la plaque de métal — ces plaques que l’on voit souvent sur les rues en construction. Le cheval et sa cochère rentraient à l’écurie, dans le quartier Griffintown, après une journée dans le Vieux-Montréal. Troublée, Mme Schulz a publié ses photos sur sa page Facebook en décrivant ce qu’elle a vu: le cheval a glissé et est tombé «plusieurs fois» en tentant de se relever.

L’événement, relayé par le groupe Anti-Calèche Defense Coalition, a renouvelé les appels à l’interdiction des chevaux de calèche à Montréal et provoqué de vives discussions sur le sujet.

Une pétition lancée par le groupe il y a trois ans a amassé plus de 5000 signatures. La SPCA de Montréal a publié un communiqué mercredi, appelant à la fin des tours de calèche. Le maire de Montréal, Denis Coderre, a lui aussi réagi en annonçant, jeudi sur Twitter, qu’il avait demandé un rapport vétérinaire complet de l’état de chacun des chevaux.

Luc Desparois, le propriétaire du cheval tombé, a affirmé que l’incident était dû à l’inexpérience de la cochère qui n’a pas fait le tour de la plaque de métal. Le propriétaire de la plus grosse écurie de chevaux de calèche aimerait que la Ville avertisse les cochers des travaux à venir sur les rues qu’ils empruntent entre les écuries et le Vieux-Montréal. De cette façon, il pourrait mettre des tapis de caoutchouc sur les plaques.

Selon lui, la réaction à la suite de cet incident est disproportionnée.

«Le cheval a seulement glissé. Vous pouvez glisser, je peux glisser», a-t-il dit, précisant que la jument n’est pas blessée.

Mais comme elle avait les sabots ferrés, elle a eu du mal à se relever.

La population devrait être mieux informée sur les chevaux, a-t-il dit, rejetant les critiques des détracteurs de l’industrie.

Il a expliqué que ses chevaux son à l’oeuvre entre six et neuf heures par jours, cinq ou six jours par semaine, seulement durant la haute saison. Leur bien-être est surveillé de près par la Ville.

«J’ai les trois ordres de gouvernement qui viennent ici chaque foi qu’un cheval a un égratignure», a-t-il assuré.

Il a ajouté que les chevaux aiment leur travail et qu’ils développent une relation privilégiée avec leur cocher. «On ne peut pas maltraiter un cheval et ensuite le faire travailler dans le trafic.»

D’après la fondatrice de la coalition anti-calèche, les incidents comme ceux de mardi ne sont pas si rares. Elle considère que le fait de faire travailler des chevaux au centre-ville peut être dangereux, tant pour les bêtes que pour les humains autour d’eux.

«En ville, ils sont stressés par tellement de situations qui ne sont pas naturelles pour eux, a-t-elle fait valoir. C’est inacceptable de mettre un animal dans la circulation.»

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