Trois cadavres ont été extirpés des décombres de l’immeuble de trois étages abritant une trentaine de logements qui a été ravagé par un incendie dans la nuit de mercredi à jeudi, à Drummondville.

Deux des trois corps ont été sortis des décombres par des pompiers qui ont utilisé la nacelle de leur camion pour transporter les cadavres placés sur une civière.

La Sûreté du Québec (SQ) a finalement confirmé les décès en début de soirée, sans préciser le sexe des victimes, quelques heures après avoir parlé de trois disparus.

Leur nombre a pu être dressé après que certaines personnes portées manquantes eurent finalement communiqué avec les autorités. Une équipe du bureau de coroner a été envoyée sur place.

Geneviève Guilbault, la porte-parole, a indiqué que l’identité d’au moins deux des victimes sera dévoilée vendredi.

«Deux des trois victimes ont été formellement identifiées, a dit Mme Guilbault en point de presse. Par respect pour les familles rencontrées ce soir – jeudi -, les identités seront dévoilées dans 24 heures (vendredi). Les corps ont été transportés au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale pour des expertises supplémentaires ou pour établir les causes probables et circonstances du décès» a-t-elle ajouté.

On ignore encore la cause de cet incendie qui a semé l’émoi dans la municipalité de Drummondville, dans le Centre-du-Québec. Les experts doivent déterminer s’il s’agit d’un incendie d’origine criminelle ou accidentelle alors que plusieurs hypothèses ont circulé toute la journée.

Selon la sergente Aurélie Guindon de la SQ, le travail des enquêteurs a été compliqué par l’état des lieux.

«On a dû solidifier la structure, mais également procéder à l’évacuation d’eau avant de procéder aux fouilles», a-t-elle dit.

«Lorsque l’incendie s’est déclaré, il y a des personnes qui sont sorties d’elles-mêmes de l’édifice, mais il y a également les pompiers qui ont procédé à des évacuations», avait expliqué plus tôt la sergente Guindon.

Celle-ci a aussi confirmé que huit personnes avaient été blessées et transportées à l’hôpital, mais leur état n’est pas connu.

À leur arrivée durant la nuit, les pompiers ont d’abord procédé à l’évacuation des personnes aux fenêtres et sur les balcons de l’immeuble, mais ils ont été confrontés à des conditions difficiles lorsqu’est venu le temps de combattre les flammes.

«Au début, c’était surtout la fumée, parce qu’il n’y avait pas de portes entre les cages d’escalier et les corridors», a raconté le directeur du service des incendies de Drummondville, Georges Gagnon, ajoutant que les flammes s’étaient aussi propagées rapidement dans l’édifice.

«On a eu un danger d’affaissement du bâtiment à certains endroits. La brique s’est détachée, donc il y a eu un périmètre plus grand, ce qui nous a empêchés d’aller combattre l’incendie à l’intérieur», a-t-il ajouté.

Les pompiers de Drummondville ont finalement maîtrisé l’incendie vers 3h. Mais les enquêteurs ont pu pénétrer dans la structure seulement vers 13h30.

Une cinquantaine de pompiers ont lutté contre le brasier, incluant des confrères des municipalités environnantes venus leur prêter main-forte.

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