MONTRÉAL – L’Unité permanente anticorruption confirme avoir mené jeudi une perquisition à la firme de génie-conseil LBHA, un acronyme pour Leroux, Beaudoin, Hurens et associés en lien avec son enquête sur le contrat des compteurs d’eau à Montréal.

Aucune arrestation n’était prévue par les cinq policiers qui se sont présentés aux bureaux de LBHA sur la rue Crémazie Est à Montréal à bonne heure jeudi matin.

Il s’agissait de la sixième frappe consécutive menée ces dernières semaines en lien avec le fameux dossier des compteurs d’eau à Montréal.

La veille, l’UPAC s’était présentée à la résidence et aux bureaux du maire de l’arrondissement de Lachine, Claude Dauphin et au domicile de trois ex-élus de l’administration de Gérald Tremblay, soit Sammy Forcillo, Francine Sénécal et Cosmo Maciocia.

Le contrat de 355 millions $ octroyé en 2007 pour l’installation de compteurs d’eau à Montréal, le plus important de l’histoire de la métropole, à un consortium regroupant la firme de génie Dessau et l’entreprise de construction Simard-Beaudry qui appartenait alors à l’homme d’affaires Tony Accurso.

Le contrat devait finalement être annulé environ deux ans plus tard à la suite de révélations en lien avec l’octroi de ce contrat devant la commission Charbonneau.

Les autres perquisitions, réalisées au début de juillet, ont notamment visé les firmes de génie BPR, Dessau et le Groupe SM et la compagnie Construction Frank Catania.

Il y a un peu plus d’un an, au printemps 2014, l’UPAC avait réalisé une première série de perquisitions liées au scandale des compteurs d’eau qui visaient notamment des anciens dirigeants de firmes de génie, soit Rosaire Sauriol de Dessau et Pierre Lavallée de BPR, celui qui était président du comité exécutif de la ville de Montréal au moment de l’octroi du contrat, Frank Zampino — qui avait par la suite été embauché comme vice-président chez Dessau — et les entrepreneurs Tony Accurso et Paolo Catania.

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