Une Canadienne qui vit aux États-Unis intente une poursuite contre son ancien employeur, la police de Washington, pour discrimination basée sur son origine.

Laurie Samuel a déposé une poursuite contre le Service de la police métropolitaine de Washington, D.C., où elle a travaillé de 2006 à 2013.

Mme Samuel soutient que son ancienne supérieure lui a adressé des remarques déplacées sur sa citoyenneté canadienne, a bloqué sa demande de statut de résidente permanente aux États-Unis et a évoqué publiquement la possibilité d’embaucher à sa place une personne américaine. Elle réclame un salaire rétroactif et des compensations pour dommages punitifs et frais juridiques. Elle souhaite aussi que l’affaire soit entendue devant un jury.

Selon la demande d’instance, Mme Samuel est née au Canada mais a complété ses études supérieures aux États-Unis. Elle s’est jointe à la police de la capitale américaine en 2006, peu de temps après avoir complété un doctorat en criminologie.

L’essentiel des allégations visent Diane Hains Walton, qui a été sa supérieure immédiate pendant à peu près tout son passage au sein de la force policière.

Selon la requête, Mme Hains Walton aurait été frustrée en 2008 de voir Mme Samuel obtenir plus de responsabilités au service des ressources humaines. Cette frustration se serait d’abord exprimée par le biais de moqueries sur les origines de Mme Samuel. Elle lui aurait ainsi déjà déclaré qu’elle «parlait comme une Blanche», ce qui ne serait pas habituel chez les «Afro-Américaines». Ou alors Mme Hains Walton, selon la poursuite, amorçait parfois une discussion sur une affaire en disant: «Ici, aux États-Unis, on…».

Les choses se seraient dégradées au fil des ans: Mme Samuel soutient que sa supérieure a commencé à la dénigrer devant des collègues, qu’elle a bloqué ses tentatives pour obtenir une promotion, et qu’elle disait au personnel qu’elle souhaiterait «embaucher une personne américaine» à sa place.

Mme Samuel soutient même que sa supérieure a contrecarré ses efforts pour obtenir son statut de résidente permanente aux États-Unis, un projet appuyé par le Service de police.

Selon la demande d’instance, Mme Samuel a été placée en «congé administratif» en août 2013 puis «implicitement congédiée» deux mois plus tard, une situation attribuable, selon elle, au traitement «discriminatoire» que lui a fait subir sa supérieure Hains Walton.

Ni Mme Samuel ni son avocat n’ont voulu commenter la poursuite. Au Service de la police métropolitaine de Washington, on a refusé de réagir tant qu’un exposé de la défense n’aura pas été déposé au tribunal.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!