OTTAWA – Les négociations pour un traité international de libre-échange impliquant le Canada et onze autres pays n’ont finalement pas abouti à Hawaï et le plan du premier ministre Stephen Harper de faire une annonce en grande pompe juste avant le lancement officiel de la campagne électorale a échoué.

Les autorités de 12 pays, dont les États-Unis et le Japon, s’étaient retrouvées à Hawaï pour tenter de s’entendre sur les termes du Partenariat transpacifique (PTP).

Mais les négociateurs se sont butés à des obstacles de dernière minute alors que l’on parlait pourtant d’étapes finales du processus visant à créer une immense zone de libre-échange couvrant 40 % de l’économie mondiale.

Le représentant américain du Commerce, Michael Froman, a indiqué que les parties avaient pourtant fait d’importants progrès dans les pourparlers. Mais les négociateurs vont demeurer en contact dans les prochains mois, bien qu’aucune date n’ait été fixée pour la tenue d’une prochaine réunion.

Pour l’Union des producteurs agricoles (UPA), ces négociations seront un enjeu que le gouvernement fédéral devra gérer pendant la campagne électorale qui s’annonce.

«Les producteurs de lait, d’œufs et de volailles ainsi que leurs partenaires, dit l’UPA, continueront de rappeler au gouvernement du Canada qu’ils sont pour un PTP avec la gestion de l’offre intégralement préservée et sans concession d’accès au marché.

Une délégation de représentants des secteurs agricoles québécois sous gestion de l’offre était présente à Hawaï, en marge des négociations. Le président général de l’UPA, Marcel Groleau, rappelle que le Canada ne doit pas céder aux pressions exercées sur ses négociateurs pour qu’ils acceptent d’ouvrir les marchés sous gestion de l’offre.

Des différends persistent entre autres dans le stratégique secteur agricole.

Plus tôt vendredi, un porte-parole du ministre du Commerce international du Canada avait affirmé que le premier ministre Harper allait seulement signer une entente qui serait dans le meilleur intérêt du Canada.

Plus tôt cette semaine, un représentant commercial de la Nouvelle-Zélande avait averti que le refus du Canada d’offrir davantage d’accès étranger à son marché laitier pourrait ralentir les négociations.

M. Harper a souvent dit que le Canada «ne pouvait pas être tenu à l’écart de ce type d’entente commerciale».

Les partisans de l’entente soutiennent qu’elle créerait des ouvertures pour le Canada dans les marchés asiatiques prometteurs pour la première fois, et en particulier, au Japon — la troisième économie en importance au monde.

Les experts croient que le Canada ne peut se permettre de rater cette occasion qui aiderait beaucoup d’industries nationales, incluant le secteur des services, ainsi que les éleveurs de boeuf et de porc.

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