Stephan Savoia Stephan Savoia / The Associated Press

TORONTO – Le sympathique «robot canadien qui fait du pouce», décédé quelque part à Philadelphie en fin de semaine dernière, pourrait revivre grâce au soutien populaire.

Les créateurs de «HitchBOT» ont indiqué qu’ils avaient été inondés d’offres et de soutien pour fabriquer un petit frère au robot vandalisé samedi aux États-Unis.

Frauke Zeller, de l’Université Ryerson, de Toronto, et David Smith, de l’Université McMaster, de Hamilton, avaient créé le robot pour étudier les comportements humains, avec l’aide de leurs étudiants. Après avoir parcouru en auto-stop le Canada l’an dernier, de Halifax à Victoria, et une partie de l’Europe, cette année, le robot avait amorcé un périple aux États-Unis à la mi-juillet.

Le petit robot — une espèce de R2-D2 de bric et de broc — est ainsi embarqué par des automobilistes volontaires et bienveillants, qui peuvent exaucer au fil de la route des voeux inscrits sur une liste de souhaits du charmant personnage, haut comme un bambin.

Pour son périple aux États-Unis, amorcé à Boston le 17 juillet, HitchBOT souhaitait ainsi, au final, se faire prendre en photo avec les fameuses lettres «Hollywood» en arrière-plan, ou voir la maison vedette du film d’animation «Là-haut», de Pixar. Mais le funeste destin ne lui aura pas permis de quitter beaucoup la côte est: une photo publiée sur les médias sociaux le montre depuis samedi en partie démembré, à Philadelphie.

Selon le professeur Smith, la destruction du robot constitue quand même l’exception, après de «multiples» rencontres avec des étrangers, sans aucune supervision. Il rappelle que HitchBOT a tout de même pu s’amuser pendant son court périple aux États-Unis: il a assisté à un match de baseball des Red Sox de Boston, il a pris le métro de New York, et même à Philadelphie, lieu de sa mort subite, il a eu le temps d’aller pique-niquer avec une famille élargie dans un parc, et de rouler en compagnie d’une star de You Tube, Jesse Wellens.

«On s’est toujours demandé, dans le cadre de ce projet: ‘Est-ce que les robots peuvent faire confiance aux humains?’», explique le professeur Smith. «Et vous savez quoi: à ce point-ci de l’étude, on peut répondre: habituellement oui.»

Sa collègue Zeller a indiqué que beaucoup de gens avaient levé la main pour soutenir financièrement la fabrication d’un nouveau robot, et que toute l’équipe prendrait sa décision au cours des prochains jours. «Nous avons été vraiment pris par surprise, car ça allait si bien jusqu’ici», a-t-elle dit.

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