Liam Richards / La Presse Canadienne Thomas Mulcair était en retraite fermée, mercredi, mais il a tout de même accordé des entrevues à propos des débats électoraux.

OTTAWA – Les activités publiques ont été évacuées des calendriers des chefs, mercredi, à la veille de l’important premier débat électoral de cette longue campagne.

Le conservateur Stephen Harper, le néo-démocrate Thomas Mulcair, le libéral Justin Trudeau et la verte Elizabeth May étaient tous en retraite fermée afin de se préparer à l’événement organisé par le magazine Maclean’s.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a cependant accordé des entrevues mercredi matin, notamment à Radio-Canada, où il a été invité à se prononcer sur la question des débats qui émailleront la campagne électorale et qui font l’objet d’intenses tractations stratégiques.

Le NPD a annoncé vendredi dernier que M. Mulcair ne participerait à aucun débat sans son rival conservateur Stephen Harper, ce qui pourrait enfoncer le dernier clou dans le cercueil du débat du consortium des médias, les conservateurs ayant déjà signalé que leur chef n’y serait pas.

«Je ne vois pas l’intérêt que j’aurais à participer à un débat où M. Harper est absent», a tranché le chef néo-démocrate au micro de l’émission «C’est pas trop tôt!», sur les ondes de la radio de Radio-Canada.

Mais «j’ai pas décidé que je n’assisterais pas au débat du consortium, et j’incite toujours M. Harper à accepter», a insisté Thomas Mulcair, plaidant que la tenue d’un nombre égal de débats en français et en anglais représentait pour lui une «condition sine qua none».

Il a suggéré au cours de la même entrevue qu’il pourrait se retirer des deux autres débats auxquels le NPD avait consenti de participer «en principe», ceux du Globe and Mail et de Munk Debates, si l’équité linguistique n’était pas respectée.

Sur le terrain, mercredi, seuls Gilles Duceppe, du Bloc québécois, et Jean-François Fortin, de Forces et démocratie — qui ne seront pas de la joute oratoire anglophone du Maclean’s — avaient inscrit des événements à l’horaire de leur journée.

Le premier participera notamment à une «activité militante» aux Îles-de-la-Madeleine vers 17 h. Il sera accompagné du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, et du candidat bloquiste dans Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Roussy.

Le second a rencontré la presse à Ottawa, où il a vivement critiqué la décision du gouvernement conservateur de dissoudre hâtivement le Parlement et d’ouvrir ainsi la voie à une campagne électorale de 78 jours.

M. Fortin en a profité pour réitérer qu’il comptait parvenir à recruter un total d’environ 25 candidats au Québec et ailleurs au pays — il a déjà un porte-couleurs en Ontario et une autre à Terre-Neuve-et-Labrador.

Mais pas question de présenter des «candidats-poteau», a-t-il prévenu, disant privilégier des représentants «qui proviennent de la communauté» et «qui ne sont pas que des noms sur un bulletin de vote pour attirer l’électorat».

La journée de jeudi promet d’être aussi tranquille, alors que les chefs se prépareront à croiser le fer pour une première fois.

Mais avant de se présenter sur le plateau, Justin Trudeau montera sur un ring: il a convié les médias à une séance de photos dans un club de boxe de Toronto, jeudi matin.

On se souviendra que le député sortant de Papineau avait causé la surprise en remportant un combat de boxe caritatif contre le sénateurPatrick Brazeau, en mars 2012.

Son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair fera quant à lui une déclaration suivie d’une disponibilité médiatique, vers 11 h 15, à Toronto également, où sera enregistré le débat.

L’événement sera diffusé sur plusieurs plateformes et chaînes de télévision. Il débutera à 20 h, durera deux heures et se conclura avec un point de presse des politiciens.

Pour l’instant, un seul débat en français réunissant les chefs des principaux partis fédéraux (à l’exception d’Elizabeth May) semble coulé dans le béton: le face-à-face de TVA, qui sera présenté le 2 octobre.

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