Getty L’annonce de la venue du rappeur Action Bronson à Montréal dans le cadre du festival Osheaga a récemment créé la controverse en raison des propos misogynes de ses chansons. L’artiste n’a finalement pas pu franchir la frontière.

Une mobilisation est en cours contre la venue de Roosh V, un blogueur dont les propos, selon plusieurs personnes, incitent à la haine envers les femmes. Le week-end dernier, l’annulation du spectacle du rappeur Action Bronson au festival Osheaga avait provoqué des commentaires haineux sur les réseaux sociaux, certains allant jusqu’à souhaiter le viol des femmes ayant participé à une mobilisation contre sa venue. Que proposent les principaux partis politiques fédéraux pour lutter contre ce genre de propos violents sur le web?

Nouveau Parti démocratique
Le NPD préconise la prévention plutôt que la criminalisation, a indiqué à Métro la députée sortante d’Hochelaga Marjolaine Boutin-Sweet. «Il y a des campagnes publicitaires qui fonctionnent. Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer là-dedans», a-t-elle affirmé. Elle croit par ailleurs qu’il faut soutenir les groupes communautaires qui œuvrent à améliorer les conditions de vie des citoyens et à réduire la violence.

Bloc québécois
Le Bloc québécois croit en une plus grande responsabilisation de ceux qui gèrent les diverses pages sur lesquelles les gens s’expriment. «En ce sens, les gestionnaires de communauté pourraient se voir réprimandés s’ils ne modèrent pas les propos de manière adéquate», a commenté Dominic Vallières, directeur des relations de presse du BQ, qui prône également une application plus rigide des diverses lois qui permettent de poursuivre les internautes tenant des propos haineux.

Parti vert
Anne-Marie Saint-Cerny, candidate du Parti vert du Canada dans Hochelaga, croit qu’il faudrait inscrire «l’incitation à commettre un acte de violence» au Code criminel. «Ce genre de commentaire est potentiellement condamnable pour “incitation à la haine” contre un groupe identifiable, mais cette disposition est difficile à interpréter», explique à Métro Mme Saint-Cerny. Celle-ci estime de plus qu’il faut inciter la population à dénoncer vivement ce genre de propos sur la place publique.

Parti conservateur
Ce genre de commentaire doit être dénoncé, selon Catherine Loubier, attachée de presse du premier ministre Stephen Harper. «Notre gouvernement conservateur continuera de défendre le droit des victimes en donnant les outils appropriés aux intervenants et aux autorités. Nous avons mis de l’avant des dispositions pour que la police puisse mener des enquêtes et réprimer la cyber-intimidation et la pornographie juvénile (dont la loi C-13)», a souligné Mme Loubier.

Parti libéral
«C’est la responsabilité de tous les gestionnaires de sites web de ne pas tolérer ce genre de propos inacceptables et de les dénoncer vigoureusement. C’est ce que nous faisons sur notre page Facebook, et nous invitons les partis politiques à utiliser une politique comme la nôtre», a fait valoir Olivier Duchesneau, porte-parole du PLC. M. Duchesneau a rappelé les engagements de son parti envers l’égalité homme-femme, dont celui de nommer un cabinet paritaire.

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