Darryl Dyck / La Presse Canadienne Thomas Mulcair

SURREY, C.-B. — Les services de police et la sécurité publique ont dominé la campagne du Nouveau Parti démocratique (NPD), mercredi, alors que le leader de la formation politique, Thomas Mulcair, s’est arrêté dans une ville de la Colombie-Britannique ayant récemment été le théâtre d’une série de fusillades qui seraient, selon certains, liées à des bandes criminelles.

Prenant la parole devant des militants à Surrey, M. Mulcair a promis qu’un gouvernement néo-démocrate consacrerait 250 millions de dollars au recrutement de policiers durant sa première année au pouvoir.

À ce montant de base s’ajouterait un investissement annuel de 100 millions de dollars, a-t-il poursuivi, notant que cet argent permettrait d’envoyer 2500 agents de plus dans les rues partout à travers le Canada.

«Les bandes criminelles, la violence dans les rues et la violence armée à Surrey ont maintenant atteint un point critique, a affirmé le chef néo-démocrate. Notre plan aura comme principal objectif de financer de manière continue les services de police des villes canadiennes.»

Plus de 30 fusillades sont survenues à Surrey, une ville de la grande région de Vancouver en plein développement, depuis le mois de mars.

Thomas Mulcair n’a pas expliqué d’où viendrait le premier investissement d’un quart de million de dollars, mais a assuré que les coûts détaillés des promesses faites par son parti durant la campagne seraient fournis à une date ultérieure.

«Même si le taux de criminalité a baissé de façon générale au cours des 20 dernières années, c’est une mince consolation pour ceux qui sont témoins de situations alarmantes dans certaines villes, comme ici, à Surrey», a déclaré le leader néo-démocrate.

Les détails concernant la façon dont les nouveaux policiers seraient répartis d’un océan à l’autre feraient l’objet de discussions durant une rencontre entre le fédéral, les provinces et les territoires, a-t-il indiqué.

M. Mulcair a précisé que les investissements promis permettraient de ressusciter un programme de recrutement de policiers supprimé par les conservateurs.

L’Association canadienne des policiers (ACP) et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont toutes les deux salué l’annonce du NPD.

«Nous apprécions que le Nouveau Parti démocratique reconnaisse la valeur des services de police au Canada et nous appuyons sa proposition d’investir de manière substantielle dans le personnel de première ligne», s’est réjoui le président de l’ACP, Tom Stamatakis, dans un communiqué.

De son côté, le président de la FCM, Raymond Louie, a dit être content de constater que M. Mulcair comprenait l’importance de travailler en collaboration avec les municipalités. L’engagement du NPD à augmenter les effectifs policiers exauce l’un des voeux de la FCM, qui demande depuis longtemps que le gouvernement investisse davantage dans la sécurité des communautés, a ajouté M. Louie par voie de communiqué.

Mercredi, Thomas Mulcair a également abordé le délicat sujet des propos qu’il a tenus concernant l’ancienne premier ministre britannique Margaret Thatcher lorsqu’il était député de l’opposition pour le Parti libéral du Québec.

En 2001, il avait fait l’éloge de la Dame de fer et de son gouvernement de droite antisyndicaliste, affirmant qu’ils avaient fait souffler un «vent de liberté et de libéralisme» sur l’Angleterre.

Sans offrir d’éclaircissements directs sur cette déclaration récemment rendue publique, le leader néo-démocrate a seulement dit: «Il y a certaines choses qui fonctionnent et d’autres qui ne fonctionnent pas. Ce n’est pas surprenant que je sois en faveur des choses qui fonctionnent.»

Il a répété que sa priorité no 1 était de fournir d’excellents services à la population. «Cela n’a pas changé et c’est ce à quoi faisait référence cette déclaration, s’assurer que le public reçoive les meilleurs services possible.»

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