Eric Risberg\Associated Press

L’entreprise de covoiturage Uber a mis en ligne mercredi soir une page web pour mettre de l’avant les employés de son bureau de Montréal et leurs goûts personnels.

La page web présente les photos des 10 employés du bureau de Uber Montréal et les goûts personnels de chacun. Chaque employé y va de confidences comme son film, son livre ou sa chanson préférés de l’été.

Nommée «Rencontrez l’équipe derrière votre app préférée», la page a pour but, selon Uber, de montrer à ses clients de Montréal que «comme tous les Montréalais, [ses employés] sont aussi des Montréalais».

L’entreprise Uber, présente dans 59 pays, se targe d’être une entreprise qui «se régionalise» et qui «s’adapte pour rencontrer les besoins de chaque ville».

«Nous sommes fiers d’offrir un service de covoiturage urbain sécuritaire, fiable et abordable aux Montréalaises et Montréalais. Nous sommes heureux de présenter notre équipe montréalaise qui travaille sans relâche à assurer que les Montréalais puissent bénéficier de cette révolution technologique», a affirmé Jean-Christophe De Le Rue, porte-parole de Uber Canada.

Il soutient que «des milliers de Montréalais» ont communiqué, à leur demande, avec leur député et le maire de Montréal dans les dernières semaines pour leur dire qu’ils appuyaient le covoiturage urbain et l’économie du partage.

L’entreprise songe à implanter à Montréal un centre de service à la clientèle pour toute l’Amérique du Nord.

Uber a fait couler beaucoup d’encre dans les derniers mois concernant son cadre légal. Le premier ministre, Philippe Couillard, s’est montré ouvert, samedi, à l’idée d’encadrer par une loi le nouveau mode de transport de style UberX (taxis citoyens). Le maire de Montréal, Denis Coderre, se dit également ouvert à la technologie proposée par Uber et à la légiférer selon certains critères, mais affirme que jusqu’à nouvel ordre, l’entreprise ne respecte par les lois actuelles. Montréal a augmenté son effectif d’inspecteurs pour lutter contre le transport illégal.

Uber a proposé cette semaine de verser une taxe de 10 ¢ par course afin de régulariser sa situation auprès du gouvernement du Québec. Une proposition que Denis Coderre trouve insuffisante comparativement à toutes les règles imposées aux chauffeurs de taxis traditionnels.

Un sondage web diffusé plus tôt au mois d’août par la firme Léger révèle que les trois quarts des Montréalais (75%) ont une opinion positive envers les nouveaux services de l’économie de partage, tel que Uber. La même proportion souhaite que le gouvernement crée une loi pour encadrer cette technologie.

Selon le sondage, 68% des Montréalais n’appuient pas les actions de la ville par lesquelles certains conducteurs de UberX se sont fait remorquer leur véhicule, alors que 19% d’entre eux appuient les démarches de la Ville à cet égard.

Aussi dans National :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!