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TransCanada a indiqué lundi être arrivé à une entente avec Gaz Métro et deux autres producteurs gaziers ontariens qui n’auront plus accès à un de leur gazoduc si le projet Énergie Est va de l’avant.

Le projet de 4600 km, qui consiste à amener le pétrole de l’Ouest vers l’Est du Canada prévoit, sur près de 3000 km, la transformation d’un gazoduc sous utilisé en oléoduc.

«Les trois producteurs concernés craignaient que ça nuise à leur approvisionnement. Avec l’entente que nous venons de conclure avec eux, on va leur garantir l’approvisionnement», explique Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada.

«Nous avons maintenu le cap avec le même principe directeur qui nous guide depuis le tout début: assurer à nos clients la pleine protection de leurs intérêts», a déclaré par voie de communiqué Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro. L’annonce a été saluée par plusieurs associations dont Manufacturiers et Exportateurs du Québec, ainsi que la Fédération des chambres de commerce du Québec.

En gros, l’entreprise albertaine derrière le projet Énergie Est va construire environ 250 km de portions de gazoducs entre Toronto et Montréal pour pouvoir répondre au besoin de transport des producteurs gaziers. Cette entente devrait permettre aux trois producteurs gaziers de réduire la facture de leurs clients de près de 100M$ sur 35 ans.

Cette annonce permet d’apporter une réponse au rapport dévastateur de la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO) publié il y a dix jours. Ce rapport issu de consultations publiques concluait notamment que le projet Énergie Est risquait de nuire à l’approvisionnement en gaz de l’Ontario.

Mais plusieurs questions soulevées par les consultations restent encore sans réponse. En effet, dans son rapport la PDG de la CEO, Rosemarie Leclair, conclut: «Nous ne pouvons pas déclarer que le projet respecte les normes techniques les plus élevées qui soient puisque le promoteur, TransCanada PipeLines Ltd., n’a pas encore déposé de demande complète. Notre examen a aussi permis de déterminer que les avantages économiques pour la province seront vraisemblablement modestes.»

TransCanada doit passer encore plusieurs étapes avant que son projets soit approuvé. D’ici décembre 2015, l’entreprise doit présenter sa décision quant au choix (ou non) d’un nouveau terminal pétrolier au Québec. Le site de Cacouna a dû être abandonné car il héberge une pouponnière à bélugas.

Les consultations publiques devant l’Office national de l’énergie, l’organisme fédéral qui autorise ou non les projets, doivent se tenir en 2016.

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