Paul Chiasson Justin Trudeau. Paul Chiasson / La Presse Canadienne

BELLEVILLE, Ont. — Le chef libéral Justin Trudeau a entamé la quatrième semaine de campagne électorale à Belleville, en Ontario, en promettant de l’aide aux anciens combattants à hauteur de 300 millions $ par année.

La promesse libérale couvre, entre autres, le financement de quatre années d’études postsecondaires pour tout vétéran qui voudrait retourner aux études et la réouverture des neuf centres de services aux anciens combattants fermés par le gouvernement conservateur. M. Trudeau affirme que le gouvernement conservateur a négligé les anciens combattants et il promet de redresser la situation.

Le chef libéral avait choisi de s’entourer de ses candidats ex-militaires pour faire sa promesse électorale. Il a dit que ces hommes et femmes qui ont choisi de servir leur pays dans les Forces armées et qui veulent maintenant le servir au Parlement sont tout un contraste pour le cynisme politique dont il accuse le Parti conservateur.

La vue d’anciens combattants constellés de médailles se tenant derrière le chef libéral a dû faire sourciller les stratèges conservateurs. D’ailleurs, de passage à Drummondville, dans le Centre-du-Québec, le chef Stephen Harper n’a pas perdu de temps pour réagir. «Les vétérans sont des grands supporters de notre parti depuis longtemps parce que les militaires en uniforme et les militaires après (sic) sont toujours la priorité pour notre parti. Et les vétérans comprennent ça», a-t-il déclaré.

L’endroit choisi par Justin Trudeau pour présenter cette promesse n’a pas été laissé au hasard non plus. Le chef libéral était alors près de la base aérienne de Trenton, en Ontario, tout près de « l’Autoroute des Héros», cette section de la 401 qui salue la mémoire de ceux qui sont tombés au combat.

Les libéraux disent notamment vouloir investir 100 millions $ par année dans l’élargissement du soutien aux familles des anciens combattants et 80 $ millions $ pour une nouvelle allocation d’études qui couvrira totalement, pendant une période pouvant aller jusqu’à quatre ans, les frais d’études collégiales, universitaires ou techniques suivant leur service. Ils comptent également engager 400 personnes pour fournir des services aux anciens combattants.

Ces programmes s’ajouteront à ceux mis en oeuvre par le gouvernement Harper, l’an dernier.

«Pendant une décennie, les conservateurs de Stephen Harper ont manqué à leurs obligations solennelles envers les anciens combattants, a accusé M. Trudeau. Ils leur ont carrément manqué de respect. Nous veillerons à ce qu’aucun ancien combattant n’ait à se battre avec le gouvernement pour obtenir le soutien et les compensations pour lesquels il a travaillé fort.»

M. Trudeau n’a pas expliqué comment il pourra réaliser ces engagements alors que lui-même prétend que le budget fédéral est déjà plongé dans un déficit, se contentant de dire qu’il dévoilera bientôt le cadre financier de l’ensemble de son programme. Il a promis d’équilibrer le budget mais il s’est gardé la porte de sortie traditionnelle: «le temps qu’il faudra (pour y parvenir) dépendra des dégâts laissés derrière par Stephen Harper».

De son côté, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a affirmé que les promesses de Justin Trudeau visaient à pallier les erreurs commises par les précédents gouvernements libéraux.

«Il est intéressant de voir que M. Trudeau a finalement décidé d’essayer de réparer les dégâts causés par Paul Martin dans le dossier des vétérans, a commenté M. Mulcair. Il est clair que, sous Harper, les choses ont empiré. Il y a longtemps que nous nous sommes clairement engagés à rouvrir ces neuf bureaux.»

Le NPD n’a toujours pas dévoilé son propre plan pour les services aux anciens combattants.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!