HALIFAX — Une simple capture d’écran tirée d’une page Facebook a suffi pour semer le chaos dans les rangs d’une association de circonscription néo-démocrate de la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse.

L’image, qui a été mise en circulation par les conservateurs plus tôt ce mois-ci, comprend un commentaire sur Israël vraisemblablement écrit par Morgan Wheeldon à l’époque où il était toujours le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Kings-Hants.

La remarque, qui faisait partie d’une discussion sur Facebook ayant depuis été supprimée, disait: «On pourrait faire valoir que l’intention d’Israël a toujours été d’effectuer un nettoyage ethnique dans la région.»

Le 10 août, le conseiller à la campagne électorale du NPD Brad Lavigne avait déclaré que la position de M. Wheeldon sur cette question ne correspondait pas à celle de la formation politique et que cette dernière n’avait pris connaissance de la situation que tout récemment.

Selon M. Lavigne, le candidat a démissionné dès que le parti a abordé le sujet avec lui.

En début de semaine, la présidente de l’association de circonscription, Judy Swift, a publié une déclaration en ligne annonçant qu’elle démissionnait, elle aussi, en raison d’un différend avec les dirigeants de l’association.

«Mardi dernier, les membres du conseil de direction ont voté en faveur d’une ligne de conduite avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord», peut-on lire dans la déclaration, qui ne fournit aucun détail. Il n’a pas été possible de joindre Mme Swift, jeudi.

Stephen Schneider, la personne choisie par le NPD pour remplacer Morgan Wheeldon, a pour sa part révélé, mercredi, qu’il ne participerait pas à la course parce qu’il croyait que son prédécesseur avait été traité injustement.

Dans un communiqué publié sur la page Facebook de l’association, M. Schneider accuse les conservateurs d’avoir déformé les propos de M. Wheeldon afin de noircir sa réputation.

«Ma décision de ne pas me présenter à ces élections découle directement de ce que j’estime être le renvoi injuste de Morgan en tant que candidat du NPD par le bureau national du parti», écrit-il dans le communiqué. «Je crois que le bureau national du NPD n’a pas respecté la procédure officielle lorsqu’il a confronté Morgan au sujet de cette campagne de salissage.»

Stephen Schneider poursuit en disant qu’il continuera à accorder son soutien au NPD et qu’il ne fera pas d’autres commentaires sur cette affaire.

La circonscription, qui n’est pas gagnée d’avance pour les néo-démocrates, est détenue par Scott Brison depuis 1997, année où il a été élu pour la première fois sous la bannière du défunt Parti progressiste-conservateur (PPC). Il a été réélu en 2000 toujours comme progressiste-conservateur, mais s’est joint aux libéraux en 2004 après la fusion de l’Alliance canadienne et du PPC.

Lors du scrutin de 2011, M. Brison avait battu son adversaire conservateur, David Morse, un ancien ministre provincial, par seulement 1000 voix, alors que le candidat néo-démocrate était arrivé loin derrière, en troisième position. M. Morse est de nouveau dans la course.

Le NPD a un mois pour trouver un autre candidat, puisque la date limite pour les nominations est le 28 septembre à 14 h.

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