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QUÉBEC – Les travailleurs et les employeurs pourront bénéficier d’une _ très _ légère baisse de cotisation au régime d’assurance parentale, à compter de janvier 2016.

Par exemple, un travailleur ayant un revenu annuel de 70 000 $ épargnera 7,70 $ en 2016, soit moins de 15 sous par semaine.

Pendant ce temps, son employeur conservera 10,50 $ dans ses poches durant l’année, soit 20 sous par semaine.

«Il n’y a pas de petite économie», a commenté le ministre du Travail, Sam Hamad, en conférence de presse, mercredi, en annonçant la changement, en compagnie de son collègue, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Jean-Denis Girard.

Québec se privera ainsi de 42 millions $ dans l’année qui vient.

Pour les employeurs, la baisse atteindra 0,767 pour cent du revenu assurable, tandis que pour les salariés, elle sera de 0,548 pour cent, et pour les travailleurs autonomes, elle se situera à 0,973 pour cent.

La diminution est rendue possible puisque le régime engrange désormais des surplus.

C’est la première fois que Québec exige une contribution moindre des cotisants, depuis que le régime a été créé en 2006. D’autres baisses pourraient suivre, si la tendance observée se poursuit.

Après quelques années déficitaires dues à une sous-estimation du nombre de naissances, le régime se porte de mieux en mieux.

Pendant des années, les cotisations étaient plutôt majorées à la hausse.

Les surplus récents servent à combler les déficits des années passées. Cette année, la dette atteint 330 millions $ et on croit pouvoir afficher l’équilibre financier en 2019.

On anticipe un surplus de 92 millions $ en 2016.

Le Régime québécois d’assurance parentale gruge à lui seul 1,9 milliard $ de fonds publics cette année.

Le ministre Hamad s’est fait rassurant en disant que les prestations versées aux parents ne seront pas touchées, malgré la réduction des cotisations.

Il n’est pas question «pour le moment» de revoir les modalités de ce programme social, a assuré le ministre Hamad.

La FTQ est sceptique et se montre inquiète quant à la suite des choses.

«En baissant le taux de cotisation, le gouvernement ne fait que retarder la résorption de la dette du régime et met ainsi sa survie en réel danger. Nous craignons que la prochaine étape soit de réviser le régime à la baisse en prétextant qu’il coûte trop cher et qu’il faut couper les prestations», a indiqué par voie de communiqué le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Pour la FTQ, cette décision du gouvernement est prématurée compte tenu des prévisions actuarielles.

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